et si les malades faisaient du sport?

21 décembre 2009 at 08:08 (à mettre en place) (, , , , , )

Chacun sait qu’un cancer bouleverse l’image corporelle et donc l’estime de soi. La maladie elle-même et ses nombreux traitements abîment le corps : la perte de cheveux, cils ou ongles pendant une chimiothérapie, la prise de poids suite à une hormonothérapie, les problèmes de peau  liés à de la radiothérapie…. une multitude de raisons de perdre confiance en soi.

Depuis quelques années, on a vu apparaître des ateliers de soins esthétiques dans les centres hospitaliers à la grande joie des patient(e)s. Soins du visage, apprentissage de techniques pour se maquiller , salon de coiffure (pour cheveux naturels ou prothèses capillaires), massages, reflexothérapie…. divers services sont prodigués ainsi gratuitement aux malades. L’association Etincelle a quant à elle crée des centres de soins accessibles aux femmes atteintes d’un cancer du sein dans trois régions (Ile de France, Basse Normandie, Languedoc Roussilon). Malheureusement jusqu’à présent ces initiatives sont restées très anecdotiques et donc peu accessibles aux personnes interessées.

Mais depuis le mois de septembre, la Ligue contre le cancer veut aller plus loin et crée APESEO (Activités Physiques et Soins Esthétiques en Oncologie) grâce au soutien financier du laboratoire pharmaceutique Mylan.

Les soins esthétiques qui sont organisés sur le même modèle que ce qui existait déjà à dose homéopathique dans certains grands centres hospitaliers, grâce au soutien des 103 comités départementaux de la Ligue, sont voués à être démocratisés.

Mais la grande nouveauté, est l’idée qu’un malade peut et même doit faire du sport. C’est ainsi, que des cours de gymnastique douce, streching, des randonnées… en groupe  encadrés par des professeurs d’education physique sont mis en place. Ces professeurs travaillent en étroite collaboration avec les médecins oncologues et le médecin traitant afin de déterminer l’activité sportive la mieux adaptée. Le but est qu’au bout de quelques mois, le patient aille pratiquer du sport dans une salle de gym en ville.

Un élargissement des soins de support au sport qui ne peut être que bénéfique aux malades éprouvés psychologiquement et physiquement par le cancer et les traitements. Une excellente idée qui, on l’espère, fera naître des vocations de grands sportifs aux patients une fois guéris.

Six sites pilotes ont démarré le programme APESEO depuis le 22 septembre : Montpellier, St Etienne (24.10), Annonay en Ardèche (27.11), Nantes (11.12), Brest (15.12) et Bordeaux en janvier.

Accessibles sur simple rendez vous auprès du comité départemental de la Ligue.

Source : La ligue contre le cancer

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Les différentes formes de cancer du sein

17 décembre 2009 at 11:04 (Uncategorized) (, , , , , )

J’ai toujours eu du mal à comprendre les résultats d’analyse et/ou le jargon medical employé par mon médecin pour essayer de me les expliquer et je suis certaine que je ne suis pas la seule ! Face à ces chiffres ou ces commentaires plutôt nebuleux, on est encore plus démuni :-( .

Je vais donc essayer de lister  dans ce billet les différentes formes de cancer du sein déterminées par l’examen en laboratoire demandé après  biopsie ou ablation de la tumeur.

Tout d’abord voici une coupe d’un sein qui permet de voir qu’il se compose de différents tissus.

Il y a deux grands types de cancer du sein:

  • Le carcinome in situ qui n’a pas essaimé en dehors de sa localisation primitive avec deux sous groupes :
  1. Le carcinome in situ intracanalaire qui se situe dans les canaux galactophores (qui acheminent le lait)
  2. Le carcinome in situ intralobulaire que l’on retrouve dans les lobes glandulaires (sécreteurs de lait)

  • Le carcinome infiltrant qui lui, a infiltré les tissus avoisinants. On trouve différents types histologiques dans cette categorie : pour citer les plus fréquents canalaires (75%), lobulaires (4 à 11%), tubuleux, mucineux, medullaires etc…

D’autre part, l’anapathologie va déterminer le nombre et la vitesse de division des cellules dans le tissu cancereux, la differenciation des cellules, les anomalies dans leur noyau… un ensemble qui va donner une idée de l’agressivité de la tumeur et de sa propension à métastaser. C’est le grade de la tumeur ( Grading de Scarff-Bloom-Richardson pour le cancer infiltrant et Holland pour le cancer insitu). Il s’echelonne de I à III.

Ensuite on determine son stade :

Stade Description
0 Correspond aux  carcinomes canalaires in situ .
1 invasion localisée sans metastase
2 extension limitée localement et/ou atteinte ganglionnaire minime
3 Atteinte locale importante et/ou ivasion ganglionnaire majeure
4 tumeur avancée localement et/ou metastases à distance

Mais vous pouvez rencontrer  une autre classification des tumeurs qui tient compte de la taille et  de la présence ou non de ganglions et de metastases, c’est la classification TNM :

Vous obtiendrez par exemple  : T1N1M0 (cancer infiltrant de petite taille <2cm,  quelques ganglions atteints mobiles, pas de metastase)

Ensuite on cherche la présence de récepteurs hormonaux RH (oestrogène R0 et progesterone P0) dans la tumeur. Environ 30% se revèlent RH+ (cancers hormonodépendants)

Enfin on analyse la surexpression d’une protéïne HER2 (20 à 30% des cancers).

4 groupes sont ainsi constitués :

  • RH+/HER2+
  • RH+/HER2-
  • RH-/HER2+
  • RH-/HER2- (triple negatif)

C’est après ces nombreuses analyses de la tumeur, que sera determiné le protocole de soins qui vous convient. Chaque cancer du sein est particulier, et nécessite donc des traitements qui lui sont propres.

Attention : Ce post  n’est pas un cours de médecine il est donc perfectible. Il a pour vocation et  avec la plus grande humilité, de vous donner quelques clés pour décrypter les comptes rendus d’examens parfois obscurs . Seul votre médecin ou l’équipe plusridisciplinaire qui est en charge de votre dossier est habilité a décider des soins qui doivent vous être prodigués.

Sources : CHUPS Jussieu/  Pharm.clin.uhp-nancy.fr/Medespace.com/meduniv-rennes1.fr

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Salto H une consultation de guérison du cancer

15 décembre 2009 at 09:02 (à mettre en place) (, , , , , )

Deux millions de personnes en France sont “guéris” du cancer.On arrive aujourd’hui à un taux de 50% de guérison tout cancer confondu, ce qui signifie que 150 à 200 000 personnes par an viendront rejoindre chaque année ces deux millions pour atteindre le chiffre de 4 millions dans 10 ans.

Si d’un point de vue médical, la qualité du suivi de ces patients ne peut pas être remis en cause, qu’en est-il  d’un point de vue  psychologique, social, financier, nutritionnel ou simplement humain ?

Un Suivi A Long Terme en Oncologie-Hématologie (SALTO H) est mis en place depuis septembre 2006 au centre René Gauducheau de Nantes pour les patients en rémission prolongée. Parallèlement un projet de recherche soutenu par la Ligue Nationale contre le cancer sur la “qualité de vie à long terme des survivants du cancer” est mené.

La consultation Salto H est née à l’initiative du Docteur François Pein des constats suivants:

  • Lors de la rémission, les consultations avec l’oncologue prennent quelques minutes, s’orientent presque essentiellement autour d’analyses et examens obligés et souvent mal vécus et ne soulèvent pas les problèmes ressentis par ces patients en matière de qualité de vie par exemple.
  • Le médecin généraliste ne connait pas toujours les complications inhérentes au cancer et/ou à ses traitements, est parfois perçu comme peu compétent dans le domaine de la cancerologie et n’aborde pas plus que le praticien hospitalier des problèmes d’aspect psychologique, social, economique, professionnel ou familial.

Cette consultation Salto H quant à elle, n’a pas vocation à remplacer l’un des deux médecins. Elle est faite à la demande de l’oncologue et n’est en aucun cas imposée. Elle peut avoir lieu juste après la fin des soins ou à distance, les problèmes rencontrés pouvant survenir longtemps après. La “conversation” dure plus d’une heure en général, et tourne autour des sujets aussi divers que des éventuels effets secondaires, de la nutrition, de la nécessité de faire du sport, du retour à l’emploi, des dégats collatéraux de la maladie, des problèmes rencontrés avec les banques ou les assurances, des problèmes familiaux survenus pendant ou après le cancer… Elle débouche sur un compte rendu établi en termes clairs compris par le patient et  destiné à tout médecin susceptible d’assurer son suivi.

Ce n’est pas une consultation de psychologues ou d’assistantes sociales et elle se veut  unique. Dans les faits seuls 20% des patients réclament une seconde entrevue.

Salto H est donc conçue pour “mieux vivre et bien vieillir après le cancer et ses traitements”. C’est me semble-t-il une des préoccupations importantes du Plan Cancer 2 qui malheureusement ne semble pas s’appuyer sur ce genre d’initiative déjà testée sur le terrain et qui vont dans le bon sens, c’est évident. Cette consultation Salto H n’est peut être pas une panacée mais permet d’eviter cette impression d’abandon vécue par de nombreuses personnes et souvent très mal perçue. Espérons que dans la mouvance de la gestion de l’après cancer du plan initié par Nicolas Sarkozy, et à l’instar de la consultation d’annonce,  cette mesure sera généralisée dans tous les hôpitaux.

sources : Oncomagazine Août 2009 via la Maison du cancer/Fascicule SaltoH édité par le Centre René Gauducheau à Nantes et la Ligue contre le cancer.

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Tronches de rugby, une saison pour elles

13 décembre 2009 at 09:46 (à lire) (, , , , , , )

Vous avez toutes vu (voire même acheté) le calendrier des rugbymen du Stade Français édité chaque année pour notre plus grand plaisir ! Et bien les joueurs de rugby sont à nouveau en vitrine chez les libraires en cette fin d’année.

Provale (l’Union des joueurs de rugby professionnels)a choisi, en effet, Sebastien Chabal (le rugbyman/homme des bois) et Lionel Nallet (joueur selectionné en équipe de France) pour parrainer un joli projet : “Tronches de rugby, une saison pour elles”, est un livre qui, à l’instar de la précédente édition, donne la parole à 14 joueursdu top 14 (équivalent de la Ligue 1 de football) qui racontent leur saison et aux femmes de leur vie qui dressent le portrait de leurs hommes.

Les photographies sont de Patrick Dewiany et la préface de Maïtena Biraben.

Les femmes à l’honneur dans cette édition dont une grande partie des ventes ira à Odysséa association de lutte contre le cancer du sein.

Une belle idée de cadeau de Noël :-)

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Comment annonce-t-on un cancer aujourd’hui?

8 décembre 2009 at 12:28 (à mettre en place) (, , , , , )

On n’est jamais préparé à s’entendre dire que l’on est porteur d’une maladie mortelle,mais il y a des façons plus adaptées, plus respectueuses de l’humain, moins traumatisantes que d’autres de l’annoncer.

Si le plan cancer II veut gérer l’après maladie, le plan cancer I a essayé de mettre en place un dispositif d’annonce pour lequel un budget de 15 millions a été débloqué. Depuis janvier 2006, les mesures ont été généralisées dans tout le territoire. Revenons sur les modalités de ce dispositif qui s’articule autour de quatre grands axes :

  • Un temps d’annonce et de proposition du traitement qui a été préalablement défini en RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire) c’est à dire un staff réunissant tous les médecins concernés : oncologue chimiothérapeute, radiothérapeute, anapathologiste etc…Ce moment d’annonce peut correspondre à un ou plusieurs rendez vous avec un médecin. La stratégie thérapeutique est ensuite remise au patient sous forme d’un programme personnalisé de soin (PPS).
    Cette première mesure doit permettre aux soignants de s’adapter au temps necessaire à chaque malade pour integrer la nouvelle . En remettant un document en fin de consultation on pallie aux oublis auxquels sont confrontés les personnes anxieuses.
  • Un temps d’accompagnement est proposé immédiatement ou à distance de cette première consultation. Il est généralement assuré par un infirmier qui va pouvoir reformuler les informations déjà collectées, proposer l’aide d’autres professionnels de santé (psychologues, services sociaux..) et renseigner sur les différentes associations ou espaces d’informations (ERI Espace Rencontre Information) présents dans l’hôpital. Encore une excellente initiative que cet accompagnement qui permet au patient et à ses proches de poser toutes les questions nécessaires à la compréhension de son protocole de soin. Signaler la présence d’associations et/ou d’ERI ou la possibilité de consulter psychologues/psychiatres et assistante social …des points non négligeables qui vont permettre une prise en charge globale de la personne.
  • L’accès aux soins de support est proposé : kinésithérapie, psycho-oncologue, assistante social, soins esthétiques…..
  • Enfin, une liaison très étroite avec le médecin traitant est mise en place. En effet, c’est ce médecin de proximité qui connait le mieux son patient (situation familiale, socio-professionnelle, financière, psychologique…). Il a souvent pour tache d’expliquer une nouvelle fois un diagnostic ou un protocole de soin (trois fois sur quatre, le médecin de ville est consulté après une annonce de cancer), de soulager une détresse psychologique ou des effets secondaires de chimiothérapie par exemple… Pour cela, en temps réel si possible (par téléphone, mail, courrier… ) et à chaque étape, un compte rendu détaillant le diagnostic, le projet thérapeutique, l’inclusion eventuelle dans un essai clinique, les effets secondaires… devra lui parvenir accompagné des résultats d’examen, du compte rendu chirurgical, du compte rendu RCP et du PPS. La mise en place de ce relais avec la medecine de ville s’inscrit dans une volonté de mettre au premier plan un médecin référent de proximité. C’est une mesure importante quand on sait les problèmes auxquels sont confrontés les malades pour joindre les médecins à l’hôpital.

Il faut avouer que ces mesures semblent être appropriées à ce moment  si particulier et si traumatisant. Elles ont été initiées entre autre, par le département de soin de l’Inca ,les soignants eux mêmes et le réseau de malades de la Ligue. Et c’est ce dernier qui est en charge d’évaluer la réalisation du dispositif.

Effectivement, qu’en est-il aujourd’hui? Malheureusement, il semblerait que les mesures soient loin d’être généralisées et que de grandes disparités existent entre les centres.  On voit encore des annonces de cancer faites à la va vite, presque entre deux portes, sans aucune prise en charge psychologique, des diagnostics posés sans concertation, des infirmières quasi inexistantes. Ne parlons pas des propositions concernant les soins de support et les associations encore mal vues par les médecins hospitaliers.

Si la qualité des soins est primordiale, nous sommes tous d’accord pour dire que la prise en charge psychologique est tout aussi importante dans une maladie grave .Alors pourquoi voit-on encore de nos jours des personnes confrontées à un tel manque d’humanité. L’organisation interne des grands centres hospitaliers est peut être à l’origine des différences que l’on note entre les hôpitaux. La personnalité du chef de service ou du médecin en charge de l’annonce est certainement aussi un élément important. Force est de constater qu’une fois de plus nous ne sommes pas égaux dans la qualité des soins et de la prise en charge lors d’un cancer.

En ce qui me concerne, l’aspect humain du médecin et de son équipe a été un critère de choix très important. Et vous comment vous l’a-t-on annoncé?

sources : Inca/Ligue Nationale contre le Cancer


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Cancer : un regard sur les campagnes de sensibilisation

6 décembre 2009 at 10:02 (à voir) (, , , , , , , )

La Canadian Cancer Society  sort ces jours-ci une nouvelle campagne vidéo intitulée “Join the Fight” (Rejoins le combat). Le film, très long comparé à ce que l’on peut voir en France, met en scène des personnes qui ont survécu au cancer en train de partager un repas pendant lequel elles parlent de  leur expérience avec émotion.

Des affiches comme celle-ci complètent le message du film.

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Du coup, j’ai eu envie de chercher ce que l’on faisait en France en matière de communication sur le cancer.Outre Atlantique, on a l’habitude parler de la maladie avec des mots guerriers : survivant (survivor), la lutte/ le combat (the fight), combattant (warrior) qui n’ont pas cours chez nous.L’angle de vision  est totalement différente ici et depend  beaucoup de l’organisme à l’origine du projet de campagne.

Dans le prolongement de sa campagne de 2007 “nous sommes deux millions de héros ordinaires” l’Inca (Institut National du Cancer) apporte “un nouveau regard sur les cancers” décliné dans 9 petits films qui seront diffusés sur les chaines hertziennes, le week end, jusqu’au 20 décembre.

Ces neuf “héros ordinaires” forts de leur expérience personnelle, nous parlent de leur maladie, de son après, de l’importance de l’entourage afin de changer la perception du cancer encore synonyme de mort annoncée.

Pour voir les autres vidéos c’est ici

Si l’Inca met l’accent sur l’après cancer, la ligue Nationale contre le Cancer, adopte un autre point de vue , celui de l’importance de l’entourage avec ce film qui date du printemps 2009 :

Enfin, je ne pouvais pas aborder ce sujet sans parler de la campagne très controversée de l’Arc ( Association pour la recherche pour le cancer) qui, afin de récolter des fonds , va jusqu’à banaliser la maladie et ses conséquences. La campagne s’est déclinée en deux films et date aussi de quelques mois.

Les agences de publicité rivalisent donc d’imagination pour parler du cancer avec des films percutants, souvent émouvants, parfois déplacés. A leur décharge il est vrai que le sujet est délicat et difficile à aborder sans choquer. L’idée d’associer des malades me semble intelligente et même nécessaire afin de  parer aux faux pas voire même éviter de blesser.

Et vous qu’en pensez-vous?

Sources : paperblog.fr/e-cancer.fr/ligue-cancer.net/arc-cancer.net

Un merci particulier à Béa et Muriel qui m’ont inspiré ce billet.

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Le numérique: un espoir pour le dépistage du cancer du sein

5 décembre 2009 at 09:01 (à mettre en place) (, , , , , , , , , , )

La mammographie numérique a fait son entrée dans les cabinets de radiologie voici quelques temps déjà. On imagine qu’elle est infiniment plus précise que sa grande soeur la mammographie analogique. Pourtant c’est cette dernière qui est utilisé dans le dépistage systématique proposé en France pour les femmes de 50 à 74 ans.

Une étude a été réalisée outre Atlantique sur près de 50 000 femmes toutes asymptomatiques qui ont, chacune, subit une mammographie numérique et une mammographie traditionnelle. Au total 335 cancers ont été diagnostiqués mais après analyse, la précision diagnostique des deux méthodes a été équivalente. Par contre le numérique semble beaucoup plus précis chez les femmes préménopausées et/ou qui présentent des seins hétérogènes et denses.

Enfin les avantages sont aussi d’ordre organisationnels : transmission des résultats, stockage des images et accès aux logiciels d’aide à la détection. Si les mammographie numériques ne remplacent pas les mammographies traditionnelles, c’est bien entendu une histoire de coût puisqu’un appareil numérique coute de 1,5 à 4 fois plus cher qu’un appareil analogique. Notons que  ce prix élevé n’a pas arrêté certains de nos voisins européens comme la Hollande qui a équipé l’intégralité des cabinets de radiologie du pays.

Mais l’informatique offre de nouvelles perspectives encore plus interessantes. En effet, à court terme, son utilisation permettrait de centraliser les informations en provenance des différents examens pratiqués (echographie, mammographie et IRM) et aboutir à un diagnostic conjoint. Chaque examen a ses limites : l’IRM, par exemple détecte 20% de tumeurs en plus mais de ce fait, détecte aussi des lésions qui vont s’avérer bénignes, inquiéter inutilement la femme concernée voire procéder à une intervention inutile. A contrario, l’IRM ne détecte pas les microcalcifications parfaitement visibles à la mammographie. L’idéal serait donc d’associer ces trois examens afin d’obtenir le diagnostic le plus affiné possible.

Nouveauté intéressante encore le nouveau scanner à ultrasons qui va bientôt pouvoir remplacer l’echographie en donnant une image en 3D beaucoup plus fiable.Il sera beaucoup moins cher que l’IRM, indolore et complètement inoffensif car il n’emet pas de radiations comme la mammographie.

Alors oui au numérique en attendant la  simple prise de sang qui remplacera peut être l’imagerie dans le dépistage du cancer du sein à l’instar du dosage PSA pour le cancer de la prostate.

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Nouvelle taxe au pays de Nip/Tuck

3 décembre 2009 at 08:19 (Etranger) (, , , , , , , , )

Vous connaissez la série américaine Nip/Tuck dans laquelle des chirurgiens plasticiens  jonglent entre vie professionnelle et vie privée. Pas étonnant que ce programme affligeant ait vu le jour au pays de l’Oncle Sam où l’on compte en 2008, 12 millions d’actes de chirugie esthétique – de l’injection de Botox aux rhinoplasties en passant par la pose d’implants mammaires.

A l’occasion de la réforme de la politique de santé les Etats Unis innovent avec la demande pour le moins surprenante des démocrates, : ces derniers proposent en effet, une taxe de 5% sur les opérations de chirurgie plastique, taxe qui pourrait rapporter le coquette somme de 5 milliards de dollars en 10 ans. Il est heureusement précisé que cet impôt ne s’appliquerait qu’aux opérations “non nécessaires pour améliorer une malformation due à une blessure, un accident, une maladie ou encore congénitale”. Ce projet de loi, n’etant pas très clair the American Society of Plastic Surgery ou ASPS (société américaine de chirurgie plastique) s’interroge : qu’en sera-t-il des reconstructions post mastectomie?  Cette taxe pénalise donc essentiellement les femmes, (puisque ce sont elles qui ont recours à la chirurgie plastique en priorité) et si les peurs de l’ ASPS sont fondées, pourrait en empêcher d’autres de faire pratiquer une reconstruction mammaire devenue trop chère.

Mais la France n’est pas en reste : en effet, mon chirurgien m’a appris il y a quelques temps que la symétrisation du sein controlatéral n’était plus remboursée par la Sécurité Sociale mais étudiée au cas par cas. Rappelons que lors d’une reconstruction, la symétrisation de l’autre sein est quasi obligatoire pour obtenir un résultat harmonieux. Et je vous laisse imaginer le prix de cette opération considérée comme esthétique !

Si je n’ai rien contre la taxe sur la chirurgie plastique je suis contre cette médecine à deux vitesses que l’on connaissait pour être la spécialité outre Atlantique mais qui semble se rapprocher de nous à grand pas – affligeant :-(

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Pink glove dance

1 décembre 2009 at 18:24 (à ecouter, à voir) (, , , , )

Ils travaillent tous à l’hopital Providence St Vincent Medical center Portland (Oregon), ils sont medecins, infirmières, aide soignantes, standardistes,gardiens … et ils dansent pour que le cancer du sein soit enfin éradiqué, pour qu’on les rejoigne dans la lutte, pour nous toutes :

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Dépistage des examens efficaces et simples

29 novembre 2009 at 20:31 (à faire) (, , , , , , , , , , , )

Comment déceler un cancer du sein? C’est une question que toutes les femmes se sont posées un jour ou l’autre. Nous disposons aujourd’hui de beaucoup d’outils pour aider au dépistage et dans un premier lieu , chaque femme devrait apprendre à connaitre ses seins.

Certains signes cliniques peuvent-ils alerter  ?

Une anomalie récente doit inciter une femme à consulter son médecin : une boule anormale, un ecoulement ou une rétractation du mamelon, et enfin, une peau rouge et chaude.

J’ai déjà posté  une vidéo visible ici expliquant en détail  la palpation qu’il faut pratiquer une fois par mois, en dehors de ses règles

Le Professeur Claude Jasmin cancerologue à l’Hôpital Brousse à Villejuif, nous explique son intérêt :

Dans un second temps nous disposons de  la mammographie qui est un examen indolore (les nouveaux appareils compressent moins le sein que leurs prédecesseurs) , ne présentant pas de danger (l’incidence des rayons représentent celle d’une exposition au soleil pendant quelques jours) et facile à réaliser. Elle est souvent complétée par une echographie . Si ce n’est pas l’examen miracle, il est néanmoins essentiel dans le depistage des cancers du sein.Aujourd’hui, les nouvelles mammographies sont numériques et le médecin est donc assisté d’un ordinateur pour l’aider à lire les clichés.

Rappelons que le depistage systématique en France concerne les femmes de 50 à 74 ans, qu’il est pratiqué tous les deux ans et que la mammographie réalisée à cette occasion bénéficie d’une doucle lecture par deux radiologues.

Voici une petite vidéo tutoriel sur la mammographie ,de l’examen lui même à la lecture des clichés. Espèrons qu’elle rassurera les plus réticentes.

L’IRM ou Imagerie de Resonance Magnétique est un examen beaucoup plus simple qu’on peut le croire. Il n’est pas systématiquement proposé et a plusieurs indications :

- la recherche de tumeurs associées à celle préalablement détectée à la mammographie ou l’echographie

- en cas de résultats incertains des examens précédents

- la recherche de récidive après un premier cancer

C’est un examen qui dure environ 10 minutes pendant lesquelles vous êtes introduite à plat ventre dans un tube, après injection d’un produit de contraste en intraveineuse. Un peu penible pour les personnes claustrophobes, le principal désagrément est le bruit (comme un marteau piqueur) légèrement amoindri par le port d’un casque. Comme la mammographie numérique , un ordinateur lit en même temps que le médecin les clichés obtenus.

Voici une vidéo du centre de senologie de l’Hopital Saint Louis qui nous montre comment se passe une IRM

Enfin une biopsie ou une cytoponction peuvent être proposées en cas de cliché douteux afin de confirmer ou infirmer la malignité de la tumeur.

Palpation,mammographie, echographie et IRM des examens qui effraient un peu les femmes : ils ont la réputation d’être, douloureux ou pénibles, dangereux et de toutes façons anxyogènes. Mais ils sont simples à réaliser, rapides et essentiels pour dépister les cancers.Il faut que toutes les femmes fassent ces examens parce qu’ils sauvent de nombreuses vies chaque année, tout simplement.

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