Facteurs génétiques, environnementaux, comportementaux, aujourd’hui nous savons que 30 à 40% des décès liés aux cancers pourraient être évités. Mais, pour y arriver, la recherche doit s’axer aussi sur la prévention. Consciente de l’importance d’associer les citoyens à sa démarche, la Fondation Arc, leader dans le domaine a décidé de nous consulter sur le sujet via un nouveau site participatif mis en ligne cette semaine : preventiondescancers.org.
Pour la fondation qui consacre 30 millions d’euros par an à la recherche, l’enjeu est d’importance. Identifier les facteurs de risque responsables de la survenue des cancers, mieux les appréhender afin de les limiter, et, au delà, informer et responsabiliser les français sur le sujet. Explications de Madame Axelle Davezac, Directrice Générale de la Fondation.
Connaissons-nous le rôle de l’hérédité dans la survenue des cancers? Comment expliquer nos comportements face à l’alcool ou au tabac, facteurs de risque avérés ? Quels sont les axes sur lesquels la recherche devrait se tourner? Les messages de prévention sont-ils assez percutants?
Nous sommes invités à répondre à des questions organisées en 4 axes : génétique, environnement, comportements et politique de santé publique. Pas de bonnes ou mauvaises réponses ! Le but est de recueillir notre avis sur le sujet.
Chaque internaute peut commenter et partager sur ses réseaux sociaux afin d’impliquer le maximum de monde à ce problème de santé publique. Pour les plus pressés, une fois par semaine, une question-flash en un clic.
Enfin en surfant sur le site, vous apprendrez à distinguer les préventions primaires, secondaires et même tertiaires, appréhenderez mieux le rôle de la recherche en matière de prévention et découvrirez des vidéos passionnantes de chercheurs de la Fondation.
Les résultats de cette grande consultation seront donnés le 4 février prochain, à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer et seront complétés par des tables rondes de chercheurs, des groupes de discussion impliquant médecins, patients et grand public et une étude d’opinion en partenariat avec IPSOS.
Alors répondez, commentez, partagez ce site et les questions qu’il soulève, parce que nous pouvons tous ensemble co-construire le monde de demain.
La prévention, pas sans la recherche et pas sans nous !
Catherine Cerisey

La prévention est plus qu’une attitude c’est un état d’esprit, mon passé de pédiatre me l’a donné il y a maintenant quelques décennies.
Ce dont il faut se méfier c’est la croyance en "la bilan attitude" résumée par des évaluations qu’elles soient biologiques, génétiques ou autres.
Il faut comprendre que pour que la prévention entre dans les moeur, cela nécessite que la population à laquelle s’adresse cette action puisse se projeter dans l’avenir; Des études nord-américaines montrent ainsi que des populations qui doivent se battre pour survivre au quotidien sont dans l’incapacité d’adhérer à la prévention car elles sont incapables d’envisager un avenir.
Aussi les conditions d’une prévention efficace quel que soit le domaine (liste non exhaustive) sont
- la prise en compte de l’environnement sociétal, psychologique et ensuite médical
- la construction d’une action pérenne aux antipodes de coups médiatiques, en particulier pour ne pas se se désespérer devant l’absence de succès immédiat
- l’absence de culpabilisation et d’infantilisation
- la volonté politique traduite en aides techniques et économiques aux projets
- l’implication des professionnels de santé comme vecteurs et relais
- le travail précoce auprès des enfants (cf. campagne d’éducation nutritionnelle Fleurbais Laventie)
- une communication spécifique très loin des campagnes généralistes absurdes, comme celles qui viennent s’inscrire sur des publicités de marques.
Voilà en première approche ce que je peux dire
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Pour ce qui est de la recherche sur le cancer du poumon lié au tabagisme, il vaudrait mieux trouver des solutions médicales plutôt de de demander aux fumeurs avérés d’arrêter de fumer. Il faudrait travailler aussi en amont et éviter que les cigarettes contiennent des agents dangereux et addictifs, très efficaces. Je fume moi-même et ne me sent pas à l’aise en étant mise au banc des accusés. Il me semble qu’on se trompe de cible.
Je crains que même vos recherches ne soient soumises aux lobies alors que l’on sait que la vente du tabac rapporte moins que ce que le tabac provoque de dégats en terme de santé. J’attends des chercheurs qu’ils disent toute la véritté et pas seulement une vérité partielle qui tend à incriminer les fumeurs auprès du reste de la population (voir ce qui se passe aux Etats Unis) alors que dans vos rapports, on ne voit presque pas paraître l’industrie du tabac. Idem pour l’alcool contre le canabis. Nous prend-on vraiment pour des idiots.
Je viens de lire ce que dit florentino. Il a parfaitement raison. Il est inutile de faire de la prévention contre le tabac auprès des adolescents qui, de nature, prennent à contre pied et presque systématiquement ce qu’on leur dit de ne pas faire. D’autant que dans le contexte actuel, leur avenire ne s’annonce pas gai. Génération "no futur" !
Pour les adultes, les dépistages proposés sont d’excellents moyens gratuits de s’occuper de sa propre santé.
merci pour vos commentaires ! N’hésitez pas à aller sur le site de la Fondation enrichir les contributions déjà nombreuses démontrant, s’il en était besoin, que la prévention nous concerne tous !
Très belles fêtes de fin d’année
Catherine