David Servan Schreiber : ce n’est qu’un au revoir

Voilà la nouvelle est tombée hier dans un article du Nouvel Obs. David Servan Schreiber a rechuté de son cancer du cerveau : un glioblastome de type IV. Un cancer très agressif inopérable, qui  lui laisse une espérance de vie maximum de 15 mois. Très affaibli, en partie paralysé, il a écrit son dernier livre qui parait aux éditions Robert Laffont. Un livre à l’attention des futurs dénigreurs de sa méthode et surtout un livre pour dire" au revoir" à ses nombreux adeptes.

Vous savez, si vous me lisez, que je n’ai jamais cru aux préceptes alimentaires de DSS dont j’ai lu les deux ouvrages  précédents : "guérir" et "anti-cancer". Pour autant, vous imaginez bien entendu, que je ne me réjouis pas de cette mauvaise nouvelle qui, comme tous, m’a beaucoup peinée. Si je suis intimement persuadée qu’une bonne alimentation est nécessaire je ne crois pas qu’elle soit suffisante pour nous éviter de tomber malade ou mieux, d’éviter une récidive. Manger des brocolis saupoudrés de curcuma et de poivre à tous les repas n’est malheureusement pas gage de bonne santé. Néanmoins, si le sujet n’a pas trouvé d’écho chez moi, certaines choses m’avaient plu dans ces conseils, et sa lecture m’avait globalement intéressée.

Dans "on peut se dire au revoir plusieurs fois", DSS s’explique. Oui le cancer est multifactoriel et le stress dont il a été victime suite à son succès, n’est certainement pas anodin dans son histoire. Oui, sa méthode est corroborée par des études scientifiques fiables, mais il n’a jamais dit qu’elle était infaillible. Et oui, mille fois oui, il faut suivre les traitements allopathiques qui, c’est prouvé, sauvent des vies. Ses explications claires, intelligentes et sensées ne pourront que plaire à tous : ses partisans, bien sûr qui y croiront peut être un peu moins mais continueront à suivre ses conseils, mais aussi et surtout ses détracteurs qui comme moi, ne pourront qu’adhérer à ses conclusions.

Ces justifications vont permettre à ses lecteurs de continuer à y croire, et c’est bien. L’espoir fait vivre, dit-on et est nécessaire pour garder un peu de sérénité dans ce combat. Comme il le disait dans son livre "anticancer", j’espère sincèrement que DSS va réussir, une fois de plus, à faire mentir les statistiques et que cet au revoir ne sera pas un adieu.

A lire :

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  1. Merci Catherine.
    Il n’a jamais eu l’arrogance de vouloir tout résoudre par l’alimentation. c’est un ensemble de choses, auxquelles il faut ajouter l’absence de stress, l’amour, l’humour mais pas la résignation, des soins médicamenteux quand même. Et..aussi, des éléments irrationnels que sont..la chance ? je ne sais pas répondre à tout, chacun combat comme il peut, certains savent mieux le faire que d’autres mais cela ne se gère pas…et c’est inné..
    Mais il ne faut jamais perdre espoir..jamais

  2. J’ai lu "anti cancer", mais sans adhérer totalement à ces conseils; je suis peinée que D. S S soit de nouveau atteint et j’espère , comme toi ,qu’il arrivera à faire reculer cette nouvelle attaque mais…
    Continuons à mener une vie saine que je voudrai sans STRESS, parce que je le tient respnsable de nombreux méfaits!!!
    A bientôt

  3. Une vraie tristesse que cette nouvelle, impression de perdre un intime du crabe, car c’est d’abord ça que m’avait apportée la lecture d’Anticancer après l’annonce de ma première tumeur au sein : un lien comme seule la maladie (ou la guerre ?) peut en créer, l’impression que dans le grand tunnel glacé quelqu’un entourait mes épaules de son bras en me disant "j’ai peut-être une idée".

    Je ne prends pas cette rechute pour une défaite car ce qui m’apparaît de phénoménal est que DSS a réussi à survivre dix-neuf ans à un grave cancer du cerveau. Je ne réduis pas non plus son livre à une saupoudrée de curcuma sur des brocolis. Il disait l’essentiel, le besoin de sucres lents, l’excès de graisses animales, les vertus du thé pendant les rayons, et livrait un témoignage d’un rare courage dans le chapitre sur le moral anticancer.

    J’ai eu plus de réserves sur l’ouvrage Guérir puisque mes trois ans de pratique EMDR, assez violente, se sont accompagnés de trois tumeurs du sein de grade III. Il peut être dangereux de jouer aux apprentis sorciers. Et depuis que j’ai cessé ces séances qui, il est vrai, éclairaient à la lampe torche les traumas refoulés, j’ai bien remarqué que le crabe me laisse tranquille depuis deux ans malgré un K triple négatif.

    Une phrase me violente dans l’interview du Nouvel Obs : "on ne peut réussir sa mort si on n’a pas réussi sa vie". Pourquoi ce besoin de réussir ? La vie n’est pas une addition dont la fin serait une somme, me dis-je. Qu’en pensez-vous ?

  4. Bonjour à toutes,

    Merci pour vos commentaires. Nous sommes toutes choquées et tristes de cette nouvelle que nous ayons adhéré ou pas et aimé ou pas ses livres.

    @Danielle : je ne réduit pas son livre anticancer à des brocolis saupoudrés de curcuma bien sur. J’ai aimé certains passages et appris beaucoup. Je pense qu’il est dangereux de faire croire que l’on ne récidivera pas en changeant de façon drastique son alimentation. Manger sainement, de tout, sans excès, comme le faisait nos ancêtres, sont des principes de base qui me semblent faire appel au simple bon sens. Mon sentiment vient d’ailleurs d’être corroboré par une grande étude internationale qui statue sur le fait qu’il n’y a pas d’aliment anticancer à proprement parlé.
    Quant à la phrase (malheureuse) du journaliste du Nouvel Obs, je suis entièrement d’accord avec vous : la réussite n’est pas une fin en soi. Vivre, être et ne pas faire à tout prix sont des règles qui me parlent plus. Et puis qu’est-ce que la réussite : le travail, le mariage, les enfants? Vous ne croyez pas?

    Merci à toutes pour vos témoignages… vraiment

    A très vite

    Catherine

    • Merci Catherine de m’avoir répondu (je ne sais où tu trouves tout ce temps ?).
      Mais est-ce que DSS a réellement affirmé "que l’on ne récidivera pas en changeant de façon drastique son alimentation" ? Je ne me souviens pas de promesses telles. Peut-être est-ce son titre, "anticancer" qui a pu induire cette erreur, car "anti" peut prêter à confusion. Pour moi, il ne signifie pas l’absence de cancer, mais la lutte contre cette maladie. Tout comme un antirides n’a jamais empêché de se rider ou un anti-âge de vieillir :)
      Le seul point d’interrogation qui me soit resté, c’est l’intéressement de l’auteur dans la vente d’omega 3, je dois dire que je n’ai pas creusé cette histoire.
      J’ai fait un résumé du dernier ouvrage de DSS, crois-tu que je puisse le poster ici ?
      En parlant de lectures sur le K, je viens de terminer "Un jour viendra où vous n’aimerez plus qu’elle", de Jean-Marie Chevrier chez Albin Michel (2007). Magnifiquement écrit, pudique mais franc, sensible, la traversée d’un cancer des poumons dans l’intimité du malade; c’est toujours du courage de livrer cette expérience.
      A bientôt.

  5. bonjour catherine,

    Je suis triste pour DSC. J’avais lu avec beaucoup d’intérêt ses deux livres : guérir et anticancer. C’était son combat et sa force positive qui m’avaient impressionnée. Nous sommes tous conscients que ce n’est pas ce que l’on mange qui va nous guérir du cancer. Mais ce que DSC disait dans son livre était qu’il fallait se battre avec toutes les armes et lutter contre le mauvais stress. Après tout, il a réussi à vivre pendant plusieurs années. Chacun essaie ce qu’il peut pour espérer, pour continuer, pour vivre. On aimerait parfois croire aux miracles ! Alors je lui souhaite de continuer à se battre encore quelques années. à bientôt
    laurence M, nouméa

    • Bonjour Laurence,

      Oui j’aime à croire aux miracles. DSS disait dans anticancer qu’il faut faire mentir les statistiques. Elles ne sont que des moyennes et ne veulent rien dire à l’échelle humaine. les médecins ne sont pas tout puissants et ignorent bien des choses notamment la date fatidique de notre "au revoir". Croisons les doigts et souhaitons lui d’à nouveau réussir à surmonter cette épreuve.
      J’ai rencontré une journaliste de Nouméa ce matin qui travaillait pour le magazine "Femmes" , le connaissez vous?

      A très vite

      Catherine

  6. Bonjour les blogueuses
    Que veut dire réussir sa vie? Est-ce obligatoirement la réussite dans le travail, le mariage et les enfants? Pour ma part réussir sa vie c’est justement, comme tu le dis Catherine, vivre, être et ne pas faire à tout prix. Pour DSS, il a vécu ses 19 années la tête haute, convaincu qu’il a fait ce qu’il fallait. Maintenant la vie n’est pas toujours conforme à nos croyances. Cependant, peu importe l’issue de sa maladie, il peut être fier de lui car il ne s’est pas laisser tomber ni abattre. Dans ce sens il peut se regarder en face et à réussi sa vie.
    Du moment que l’on fait ce que nous dictent notre âme et notre conscience, nous pouvons être fiers de nous. L’important c’est le chemin parcouru et non le but, car la maladie nous fait grandir.
    Merci à tout le monde, à bientôt Jeannine

    • donc ceux qui plus fragiles, moins entourés, moins "combatifs", ceux qui peuvent par moments "laisser tomber", ceux qui ont moins de force, ne peuvent plus se regarder en face et dire qu’ils ont réussi…. un peu difficile à lire, quelquesoit la maladie quelquesoit l’attitude chacun doit être fier d’être ce qu’il est. Je ne sais pas si la maladie fait grandir mais elle change notre perception de ce qu’est la vie tout simplement, le chemin parcouru est important soit mais le but aussi, je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir "grandie", juste la certitude d’être plus tolérante, de continuer ma vie avec ce que je vis et d’essayer de le faire le mieux possible.
      Bises à toutes Frédérique

      • Coucou Frédérique,

        Tu as raison, quelle que soit notre façon de vivre la maladie, nous avons le droit à toute la considération. Optimiste, pessimiste, "en forme" ou "par terre", dépressive ou sûre de sa "guérison"… chaque femme traverse ce douloureux parcours de la manière qu’elle peut et l’attitude adoptée aussi positive soit elle n’est pas gage de guérison.
        Grandir, changer, vivre différemment, peu importe comment on le qualifie mais le cancer modifie notre perception mais comme tout accident de vie je dirais. A ceci prêt qu’il ne nous lâche jamais, qu’il reste présent comme une épée de Damoclès au dessus de nos têtes sans nous laisser de répit.
        Chacune d’entre nous a un but, ou du moins une idée de l’existence qu’elle veut mener. l’important et tu as raison, est de se rapprocher le plus de cet idéal.
        J’espère que tu vas bien et surtout te voir très vite (je pars chez Agnès le dernier week end de juillet)
        gros bisous

        Catherine

  7. Je reviens pour m’étonner de faire très souvent l’effet d’une bombe. Je dis des choses qui dérangent, en tout cas qui plombent le post. Personne ne fait de commentaire après moi et c’est presque généralement le cas. Pourquoi cela?
    Les malades du cancer ou d’ailleurs de toute forme grave de maladie rejettent leur maladie, se sentent victimes avant tout et attendent leur salut de la médecine et de la société.
    En écrivant comme je le fais, j’enlève le statut de victimes dans lequel on se sent bien à l’abri. Pour la même raison je me suis faite virer du blog de Cathie.
    Paulo Coelho dans son 1er roman, l’alchimiste, parle d’une personne qui parcourt le monde pour trouver un trésor. Il revient finalement à son point de départ pour le trouver.
    Notre salut est toujours au plus près de nous, pour ne pas dire en nous.
    DSS a su concilier la médecine et son coeur. IL est en paix avec lui-même. Sa maladie n’est pas vaine, elle a servi nombre de personnes qui, par ses livres, ont trouvé en elle-même la force (c’est le trésor de Paulo Coelho) de se relever sans se sentir victime et d’être leur propre maître.
    Merci de poster, lire et répondre Catherine
    A bientôt Jeannine

    • Bonjour Jeannine,

      Je ne comprends pas très bien votre commentaire. Je vous réponds à chaque fois, même si il est vrai, que depuis quelques temps je suis moins présente sur le blog, vous l’aurez sans aucun doute remarqué. Je poste moins et je réponds moins vite à vos, toujours très gentils, commentaires. Même si nous n’avons pas la même vision des choses, ce site est un espace de parole, de libre échange dans lequel je ne censure aucun propos (excepté ceux diffamatoires, ou émanant de personnes mal attentionnées). J’aime justement l’idée qu’ici chacun puisse s’exprimer en toute liberté. Votre commentaire n’avait rien de choquant ou de déplaisant et j’ai simplement mis plus de temps à vous répondre parce que je n’étais pas présente ce week end. Vous comprendrez aisément que, si des soucis personnels m’empêchent de réagir immédiatement. je vous lis à chaque fois, vous publie et vous réponds dès que je peux. D’autre part, tous les commentaires n’appellent pas forcément à une réponse de ma part et le dernier était de ceux là. Je suis désolée que vous en ayez pris ombrage.
      A très vite donc

      Catherine

  8. Je te réponds Catherine. Je t’ai agressé et je t’en demande pardon. Ce n’était pas mon but, mais souvent nos actions ou paroles dépassent de loin notre intention consciente. Je voulais surtout insister sur le fait que nous nous prenons souvent pour des victimes et que cela nous paralysent. Nous attendons en effet le salut de l’extérieur sans nous y impliquer suffisamment nous-même surtout en ce qui concerne notre rapport profond et intime face au cancer.
    Je pense à l’instant à un article de psychologies.magazine. Il parle de "HOOPONOPONO". Tu peux voir sur le net, tout y est.
    Merci pour ce que tu fais.
    A bientôt Jeannine

  9. Bonjour, je me permets de répondre à Frédérique. Ce que tu dis et ce que je dis moi-même va dans le même sens. Etre fier de ce qu’on est quelque soit les circonstances est en soi une réussite fabuleuse parce que ce n’est pas facile de s’accepter comme on est. Mais c’est justement un des buts et non le moindre de notre vie sur terre.
    Etre plus tolérante, continuer sa vie et essayer de le faire le mieux possible est déjà une façon de grandir.
    Notre plus grand problème sont les mots qui n’ont pas la même signification pour chacun.
    Personnellement quand je ne suis pas d’accord avec quelque chose d’écrit je laisse agir les mots en moi. Une réponse vient généralement, parfois même elle me surprend. Là je sais que les mots ont agi en moi sans que ma tête (cad mon esprit rationnel) y prenne part. Et c’est un bien pour moi.
    A bientôt Jeannine

  10. Oui Catherine, c’est aussi par ces mots que je résumerais la "réussite" : être présente dans l’instant. Et oui encore, le "faire" me semble nous détourner de cette présence à soi. Hélas, l’existence et la maladie elle-même nous submergent de contraintes – rendez-vous médicaux, hygiène de vie, lenteur de chaque geste, administratif lourd – qui rendent plus difficile l’exercice.
    Mais sans le crabe, aurais-je jamais pu me connecter à mes sensations et à l’instant ?
    Sans le choc frontal avec ma mort, aurais-je seulement touché du doigt cet état de grâce (que je perds facilement dès que je travaille ou "fais" trop) ?
    A bientôt.

  11. Bonjour à toutes

    Le terme anticancer m’a toujours paru être du pur marketing. C’est triste car cela fait croire que l’on peut posséder une arme contre le cancer. Ce qui a été dénoncé récemment par les autorités.
    Que l’alimentation joue un rôle dans la prévention personne ne le nie. Mais néanmoins, combien sommes-nous ici à avoir eu une alimentation équilibrée, à manger sainement, à grignoter quasiment comme les Asiatiques, à boire du thé, à faire du sport et à pourtant tomber malades?
    Une lectrice me signalait récemment qu’elle s’était sentie "coupable" d’être malade, parce qu’il aurait fallu qu’elle mange plus de cela et moins de cela… C’est terrible comme réaction. Elle se mettait une pression terrible sur la tête à un moment où elle avait besoin de son énergie.

    Le débat sur l’alimentation me semble stérile.
    On n’arrivera jamais à obtenir des données objectives et des preuves scientifiques parfaites. Imaginez le nombre d’interactions entre les aliments??? Consommer tel aliment, oui mais combien de kilos ou de doses? Acheté ou? Le sol de tel pays où est cultivé tel aliment est-il vraiment sain? Les questions sont infinies.

    Sans lire son livre, je mangeais des tonnes de brocolis au cumin, sans beurre, je suis végétarienne. J’avais un risque "0"… mais un gène BRCA a brouillé mes statistiques de ma "vie saine".

    Malade, on m’a déconseillé le pamplemousse qui annihilerait certaines molécules de certaines chimios. C’est important comme info. Mais qui en parle? On m’a aussi déconseillé les anti-oxydants et la vitamine E qui accélérait le processus tumoral (renouvellement cellulaire).
    Je crois qu’il faut vraiment être prudent et ne pas sombrer dans les excès, consommer un seul aliment au risque de détraquer un équilibre fragile naturel (oligoéléments et consorts).

    Je partage totalement le scepticisme de Catherine sur ses ouvrages. Et comme elle, je rends hommage à ce grand communiquant. A son courage aussi d’écrire dans cette période.
    Ecrire est un exercice fatiguant mentalement, plus qu’on ne peut l’imaginer.
    J’espère que son combat ne sera pas vain.
    Il a vraiment du cran d’oser écrire sur sa récidive, sur sa fin qu’il sent proche.
    Je partage beaucoup plus ses opinions sur les extraits que j’ai pu lire de son dernier ouvrage (pesticides, pollution, lobby pharmaceutique…). Là est peut-être le vrai débat, qu’il a lui-même recentré.

    Qui a intérêt à nous laisser nous soigner chimiquement et à ne pas nous guérir totalement???
    Pourquoi tant d’argent dépensé depuis 50 ans pour aujourd’hui encore ne pas savoir comment éradiquer le cancer?

    Je lui envoie une pensée positive.

    • Le pamplemousse et la menthe sont formellement déconseillés pendant les chimiothérapies avec lesquelles ils entrent en interaction (même la menthe dans un dentifrice).
      La gelée royale peut également être protumorale et doit être évitée pendant les traitements.
      C’est vrai, il me semble qu’on ne le dit pas assez.

      Pour le reste, bien sûr que Anticancer s’adresse à une majorité d’Occidentaux abonnés à la sédentarité et au steack-frites, et moins aux patientes ayant découvert un BRCA 1 ou 2.
      Mais je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain pour autant :)

  12. ON PEUT SE DIRE AU REVOIR PLUSIEURS FOIS (extraits).
    David Servan-Schreiber, Robert Laffont, juin 2011.

    (Il a décidé de ne pas voir le scanner montrant la gigantesque tumeur, car…)
    "Je crois à la suggestibilité de l’esprit et à la force des images.

    Il s’agit d’un glioblastome de stade IV, dont les pronostics sont parmi les plus mauvais de tous les cancers, avec une médiane de survie de quinze mois. Cela signifie que la moitié des personnes atteintes de cette tumeur vivent moins de quinze mois après le diagnostic, et l’autre moitié plus de quinze mois.

    Cet ensemble de valeurs, qui n’a pas vraiment de nom de français, est appelé en anglais empowerment. Nos amis canadiens le traduisent par le néologisme "empuissancement".
    p 49

    C’est triste, la cérémonie des adieux. Mais le plus effrayant serait que ce ne soit pas triste.
    p 56

    Le fait que j’aie vécu toutes ces années avec un cancer agressif – 99 % des personnes qui en sont atteintes ne survivent pas au-delà de six ans… – suffit amplement à légitimer l’idée qu’il était en effet en mon pouvoir de contribuer positivement à mon état de santé.
    p 60

    (Il analyse sa principale erreur, le stress)
    Ce surmenage remonte en fait à la publication de mon livre précédent, Guérir.
    p 61

    Une des protections les plus importantes contre le cancer consiste à trouver un certain calme intérieur.
    p 63

    Je suis intimement persuadé que la fréquentation d’un bois, d’une montagne, d’un rivage apporte quelque chose de formidablement ressourçant.
    P 64

    Je connais une Canadienne, Molly, qui a à peu près mon âge et qui vit comme moi avec un glioblastome de stade quatre, mais dans son cas depuis maintenant une dizaine d’années, ce qui représente un véritable tour de force (…) elle est partie vivre au nord de Toronto, dans un isolement quasi complet, et que, chaque jour, elle se promène longuement au bord d’un lac. Quand on lui demande : "Qu’est-ce qui vous aide le plus à tenir la maladie à distance ?", elle répond toujours : "Le calme. C’est le calme qui me protège."
    p 65

    On sait que le sentiment d’impuissance affaiblit le système immunitaire et provoque l’inflammation. Ce qui favorise les processus tumoraux, mais aussi toute une série d’autres problèmes, comme les affections cardiaques, l’hypertension, le diabète, l’arthrite…
    p 67

    (…) absolue nécessité de trouver la sérénité intérieure, et de la préserver, notamment à l’aide de la méditation, des exercices de cohérence cardiaque et surtout d’un équilibre de vie qui réduise au maximum les sources de stress. En second, je place l’activité physique (…) Et en ex æquo, la nutrition.
    P 69

    (…) bien dire au revoir aux personnes à qui on a besoin de dire au revoir, pardonner aux personnes auxquelles il faut pardonner, obtenir le pardon des personnes dont on a besoin de se faire pardonner. Laisser des messages, arranger ses affaires. Et partir avec un sentiment de paix, de "connexion" (…)
    Ce moment crucial, on peut s’y préparer avec l’aide de bons "alliés" : les soignants, les juristes, et bien entendu ses amis et sa famille. (…) Après cela, que se passera-t-il "de l’autre côté" ? Je ne sais pas.
    P 72-73.

    Quand on est plongé dans un degré extrême de maladie, (…) On est entouré d’ombres bizarres, de signes inquiétants, de bruits sinistres.
    p 77

    le mindfulness – "pleine conscience" en français – (…) quinze ou vingt minutes, deux fois par jour, de cet exercice vital.
    p 97

    (…) visualiser les pensées négatives, comme la peur ou la colère, sous la forme d’une fumée noire qui s’exhale à chaque respiration. A chaque inspiration, en revanche, on essaie d’inhaler du blanc ou des couleurs "positives", "vivantes", du jaune, du rouge, du bleu très vifs. Cette ancienne technique bouddhiste m’a été enseignée par un médecin tibétain résidant à Paris. Le but de l’exercice consiste à "se nettoyer" des émotions négatives en les "exhalant" jusqu’à ce que la fumée devienne blanche, "vivante" et gaie.
    p 99

    (…) je m’efforce de rester le plus possible branché sur mes sensations intimes, attentif aux petits mouvements d’âme qui signalent un début de crispation, une joie fugace. Il est important de bien connaître son "paysage intérieur".
    p 100

    Ma recette pour préserver mon capital d’optimisme, c’est de me concentrer sur ce qui va bien. (…) Je cultive consciencieusement mon sentiment de gratitude (…) Je me fais plaisir tous les jours, plusieurs fois par jour.
    p 104

    Même un simple animal de compagnie peut illuminer la grisaille de la maladie.
    p…

    C’est ainsi que j’ai pu soigner de nombreux malades au stade terminal. (…) quand la fin arrivait, je les voyais s’éteindre de façon très douce (…) Une transition semblable à la naissance, mais en sens inverse.(…) En réalité, au moment de la mort, tous les muscles se contractent ; ceux du visage créent alors fugacement ce rictus.
    p 115

    La mort n’est pas douloureuse en soi, elle se passe même le plus souvent dans une atmosphère tranquille, comme si on s’endormait.
    p 116

    Dès qu’on dit : "J’ai un cancer, je suis tel ou tel traitement", la mort est dans le tableau. Impossible de le nier. Je suis persuadé qu’il est préférable de mettre le sujet sur la table (…)
    p 117

    (…) la guérison n’est jamais exclue.
    p 118

    Testament jubilatoire
    p 120
    Se focaliser sur l’aspect pratique est au contraire très bénéfique (…) On peut parler des funérailles, du lieu où l’on souhaite être enterré, du testament. Ces questions génèrent beaucoup moins de détresse qu’on ne le pense.
    (…) Je dois avouer qu’il m’arrive assez souvent de penser à mon enterrement, mais pas sur le mode morbide. Si j’osais, j’écrirais presque le scénario de mes funérailles (…) Plus aucune polémique agressive, plus d’attaque gratuite. Ce sera comme le point d’orgue de ma vie, une apothéose en quelque sorte.
    p 121-122

    (…) EMI (Expérience de Mort Imminente)
    (…) certains facteurs sont presque toujours présents : le passage menant vers la lumière ; la lumière d’amour ; le sentiment de paix, de joie céleste ; les parents et amis morts attendant à la sortie du tunnel ; l’envie de "rester" avec eux ; le retour "imposé"…
    p 126
    (…) une extraordinaire énergie aimante qui les avait plongés dans un bonheur qu’ils avaient beaucoup de peine à décrire.
    p 126
    (…) dans les jours et les semaines précédents, ces êtres aimés s’étaient mis à apparaître dans leurs rêves, ou à leur rendre visite en "fantômes" amicaux, ou encore à s’inviter dans leurs pensées involontaires (…) Et le jour venu, ces grands-parents, parents, frère ou épouse disparus étaient là à la sortie du tunnel pour les accueillir
    p 128

    (…) voir en Jésus un grand esprit très en avance sur son temps et peut-être tous les temps.
    p 130

    (…) je ne m’autorisais pas à me sentir aimé.
    p 133

    (…) lorsque ma tumeur a été diagnostiquée (…) J’ai senti également une sorte de naissance spirituelle. Moi qui étais le scientifique type, rationaliste et athée, je me suis trouvé en quelque sorte "en état de grâce". L’épreuve m’avait rapproché de Dieu (…) dans cet état extraordinaire de bonheur et d’ouverture (…)
    cette vie devenue incandescente, je l’ai vécue puis, inexplicablement, je l’ai perdue.
    p 136

    Une commission de l’INSERM l’a reconnu : la responsabilité de facteurs environnementaux est considérable dans l’épidémie de cancers actuelle. Ces facteurs vont de la pollution atmosphérique aux radiations, en passant par la gamme infinie des molécules chimiques présentes partout autour de nous.
    p 149

    Qu’au moment où ils sentiront la caresse du vent sur leur visage, ils se diront : "Tiens, c’est papa qui vient m’embrasser."
    p 156

  13. Moi j’ai lu deux de ses livres, il a raison qu’une bonne nutrition peut faire reculer un cancer, maintenant il est lui même atteint du problème principale qui l’a enmené à faire toutes ces recherches qui ont été de grande utilité pour beaucoup de personnes qui on suivi ses conseils, mais il y a le facteur stress, qu’on ne peut pas s’en défaire facilement dans un monde dans lequel on vit, et surtout lui qui a continué sa vie en travaillant dur pour écrire ses livres, je peux que lui remercier de son travail, et lui souhaiter le meilleur pour son traitement expérimentale, qui c’est peut être il y va dans le même sens de Pasteur et personne ne prête pas l’importance du à son actuel traitement, mais s’il nous dit auvoir une fois de plus, la providence peut aussi le faire rester, rien n’est joué encore, le temps le dira, en tout cas un grand merci à ses oeuvres et à son courage!

  14. oui je suis de l’avis de Ihriogrande, DSS est un grand homme pour tout ce qu’il a fait et je l’en remercie pour tous.
    Mais il reste un médecin qui a exploré le cerveau pour comprendre certaines portées irrationnelles qui font partis des 90% du cerveau non contrôlés par l’homme rationnel et qui sont mathématiquement 9 fois plus agissants que les 10% rationnels.
    Notre esprit limité ne nous permet pas de comprendre notamment notre relation divine au grand tout comme le dise les bouddhistes.
    Pour ma part je ne m’imagine pas Dieu en une représentation quelconque décrite aux fils des siècles.
    J’aime imaginé que Dieu est Energie de l’univers. C’est cette Energie, qui est en tout et qui fait bouger l’univers et sur laquelle personne n’a de contrôle. La seule chose qui nous dévolue c’est de rendre cette énergie positive au quel cas elle nous enrichi ou négative et là elle nous dessert.
    Je n’en dis pas plus peut-être trouvez-vous mes propos hors sujets. Mon but est seulement que l’on se pose des questions et ainsi la petite graine peut pousser ou pas. Chacun est libre d’agir à sa guise même si " sa guise" est souvent inconsciente.
    A bientôt Jeannine

  15. Ping : Le manifeste de David Servan-Schreiber – édité ce 25 juillet 2011 « Blogueuse sur le Net pour un Monde Meilleur

  16. Bonjour à toutes,
    C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de DSS. Je venais de lire son livre "on peut se dire au revoir plusieurs fois" qui témoignait d’un grand courage et d’une grande dignité. Il avait peur que sa rechute, son décès ne vienne contredire ses précédents ouvrages. Il a tenu 19 ans. Bien évidemment, ce n’est pas une preuve mais c’est un espoir pour beaucoup de malades. Il faut prendre soin de soi et être acteur dans sa maladie. Tout ce qu’il disait dans ses livres sont des conseils simples qui permettent de se prendre en charge et de garder espoir ! Il nous a quitté et c’est bien triste.
    Laurence. M (nouméa)

  17. Bonjour

    Le décès de DSS à été un énorme choc pour tous, adeptes ou détracteurs. Ce départ est d’une tristesse infinie pour ses proches mais aussi pour nous tous. le cancer continue à tuer, chaque jour, et il faut continuer le combat, pour lui, pour nous.
    A très vite
    Catherine

  18. "Il faut continuer le combat", c’est ainsi que je vois également les choses. Mais j’aimerais profiter de cet espace pour poser une question : avez-vous l’impression que considérer le cancer comme un ennemi fabriqué par notre corps est plus efficace pour s’en sortir ? Ou pas ?

    • Les anglo saxons emploient très souvent un champ lexical guerrier pour illustrer le cancer : survivor, warrior… ces termes sont moins usités chez nous. Pour ma part, je pense que tous les moyens sont bons pour "combattre" la bête. Si le considérer comme un ennemi peut t’aider à l’affronter et le vaincre, pourquoi pas. Chacun , chacune d’entre nous a ses propres représentations du cancer : monstre, crabe, cellules folles… peu importe. Au même titre que les causes du cancer sont multifactorielles, les solutions pour s’en sortir sont multiples.
      Malheureusement j’ai bien peur qu’il n’y ait aucune certitude sur l’intérêt scientifique de ce genre de pensées positives… mais quoi qu’il en soit si cela te fait du bien, fonce !

  19. Bonjour,
    J ai appris en octobre 2011 que j avais un cancer de la thiroide,après opération et examens complémentaires,le centre Oscar Lambret de lille m annonce que j ai des lésionc cancéreuses sur les os,un poumon et un rein, à l annonce j ai indiqué à mes médecins que je comptais sur eux pour la technique et que j aimais la vie et que je ferai tout pour vivre et guérir…ils m ont indiqué"on ne vous géurira pas..on vous soignera…c est tout"…et j ai pris ce cancer à bras le corps,j ai 36 ans et j adore la vie,mais je ne savais pas ce que de mon côté je devais faire pour guérir,les médecins me disaient"continuez à vivre normalement et profitez de la vie, savourez chaque instant et écoutez le bruit des oiseaux"…ces mots m ont encore plus motiver pour prouver que eux n y croyaient pas mais moi si,j ai lu le livre de David,il me fallait de mon coté les billes pour faire des choses pour guérir,pour vivre,j ai tout appliquer de A à Z, revu l intégralité de mon allimentation, je me suis mise à faire du sport, de la relaxation sophrologie, je l ai suivi comme un "maitre" et j ai tout mis en pratique, en avril 2012 je subis ma 1ere cure d iode,on me précise qu il y en aura 3 et ensuite on passera à la radiothérapie…mais que de toute façon l objectif pour les médecins"stabiliser les lésions"..mais la guérison est impossible..j y ai cru chaque jour de ma vie,chaque jour à été guidé par cet envie de vivre, par les conseils de David que j ai appliqué sans relache, 2émé cure d iode en octobre..en sortant des examens..la manipulatrice me dit..les médecins veulent vous voir de suite..je sors de la salle..ma cancérologue m attendait ..me fait rentrer dans son bureau et me dit"il y a 6 mois vous nous avez fait une surprise une très mauvaise surprise..un cancer de la thyroide qui ensuite touche les os poumons et reims..le diagnostic était très mauvais..aujourd hui vous creez à nouveau la surprise..il n y a plus rien"..je n y croyais pas ;je leur réponds"plus rien au reim et au poumon mais aux os?"…et la réponse"non plus rien…plus rien du tout" et là je regarde le directeur du centre et je lui dit"c est un miracle docteur?"…"oui me répond t il.."et il me répind"votre moral et force de caractère à jouer pour 80 % dans votr guérison"..et oui y croire toujours y croire et suivre ses conseils de David, rester maitre de son destin, de sa vie malgrès la maladie,apprivoiser ce cancer ,le comprendre, l accepter et l élliminer doucement même si il es tne nous tous, faire qu il ne se développe pas et ça c est david qui nous en donne les cléfs de la réussite..juste merci à lui merci du fond du coeur et croyez en la guérison , croyez y ,toujours!!!

    • Bonjour peggy,

      Votre témoignage est très positif et plein d’espoir ! merci :)
      Les guérisons spontanées sont rarissimes mais elles existent !
      je ne crois pas à la force du moral je crois que c’est un discours de bien-portants, en l’occurrence votre médecin ! Peu de gens malades d’un cancer ont le moral et ce genre de phrase ne peut que culpabiliser ceux qui ne l’ont pas. Néanmoins moral ou pas vous avez vaincu et c’est le principal ! bravo
      Catherine

  20. Bravo Peggy,
    Je trouve votre témoignage très juste. Je suis moi-même persuadée que la force du moral est primordiale est que sans elle aucune guérison quelle qu’elle soit ne peut avoir lieu. Maintenant cette force n’est pas la même chez tout le monde, mais ce qui est sûre c’est qu’elle agit chez tout le monde avec plus ou moins d’effet.
    Encore bravo Jeannine

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