pourquoi l’après cancer est-il si difficile?

Voilà les soins sont terminés et nous voilà projetées à nouveau dans la vraie vie. Fin des rendez-vous à l’hôpital, retour au boulot, les proches nous parlent de guérison, aimeraient nous entendre discuter d’autre chose, nous voir à nouveau telles que nous étions avant… et pourtant ! Une conversation sur Facebook et les récents résultats d’une grande étude européenne m’ont conduit à m’interroger sur cet après cancer si difficile à vivre pour tant de femmes.

En ce qui me concerne, cette période a été extrêmement douloureuse et très très longue ! La dépression a pointé son nez plongeant mes proches dans l’incompréhension la plus totale. Pourquoi allais-je si mal alors que je m’étais comportée comme un bon petit soldat pendant près de trois années ? Je me suis sentie abandonnée par tous, seule, désespérement seule face à moi même, mes angoisses, ma détresse que je ne pouvais plus gérer, que je ne pouvais même pas dire ! J’étais par deux fois tombée de l’échelle, j’avais deux fois, courageusement gravi les échelons un à un vers la guérison et finalement je retombais m’écraser sur le sol comme un pantin, désarticulé, sans vie, encore une fois.

Pourtant d’après la conclusion d’une méta-analyse – regroupant 94 études indépendantes et portant sur plus de 14.000 patients – publiée mercredi dernier par The Lancet Oncology et relayée par le Point, il semblerait que finalement, nous soyons peu dans ce cas extrême là. En effet, les résultats font état de 14,3 % de malades souffrant d’une forme majeure de dépression et 9,6 % d’une forme légère. Soit près de 75% de gens qui vivent "correctement" l’arrivée du cancer dans leur vie. Néanmoins, l’étude ne dit pas combien de temps après la maladie, les personnes ont été suivies, puisque c’est bien de cela dont il s’agit ici. Alors, pourquoi devenons-nous si fragiles après la bataille, alors que tout est enfin terminé?

Dans un premier temps, de leur côté, les proches en ont assez. Pour ceux qui sont restés à nos côtés, envers et contre tout, il faut tourner la page. C’est fini … F-I-N-I…  Ces proches, amis, famille qui ont fait preuve de compassion, d’empathie, de sollicitude pendant ces longs mois aspirent à des rapports à nouveau "normaux", à une réciprocité qui nous est parfois difficile. Au bureau, si l’on y retourne rapidement, les collègues et supérieurs s’attendent à nous revoir aussi concentrés, performants, impliqués qu’avant notre départ précipité.

La fin des traitements rime alors avec solitude : elle nous laisse seules face à nous même, comme lâchées dans la nature.  Plus d’allers-retours à l’hosto, finis les prises de sang, les chimios, les rayons, finis les rendez-vous avec l’oncologue qui, si difficiles soient-ils, nous rassuraient. Finis ces rendez-vous qui ponctuaient nos journée et finalement nous empêchaient de penser.

Dans le même temps, nous voilà complètement démunies face à ces effets secondaires qui eux ne disparaissent pas comme par magie :  ce sein à jamais disparu, cette cicatrice qui tire, ces cheveux, cils et sourcils qui ne repoussent pas, cette peau brûlée par les rayons qui met tant de temps à guérir, ces douleurs dans les muscles qui nous font toujours souffrir, cette fatigue qui ne nous lâche pas … On doit vivre avec ce corps que désormais l’on ne reconnaît plus, et plus personne n’est là pour nous entourer et nous rassurer. Impossible de poser des questions à un corps médical qui s’est effacé, impossible d’accéder aux aides  - psycho-oncologues, sophrologie, ateliers divers – auxquelles nous n’avons plus droit sous pretexte que nous sommes en rémission.

Et puis il y a la peur, cette peur ingérable qui nous colle à la peau… Contrairement à une grippe, contrairement même à un accident auquel on aurait survécu, on ne guérit pas d’un cancer … Lui est peut être toujours là, tapi au  fond de notre corps, attendant son heure. Personne, aucun médecin ne s’aventurera à prononcer le mot guérison comme pour une vulgaire gastro. Lui, comme nous, savons que le risque existe. Alors, on s’ausculte, on scrute le moindre changement, la moindre douleur inhabituelle réveille l’angoisse : et si j’étais en train de rechuter? Parce qu’on le sait bien, la plupart des récidives ont lieu dans les 2 ans qui suivent l’arrêt des traitements. Mais, là, à nous d’être vigilantes parce que cancérologue ou  infirmière ne font plus partie de notre garde rapprochée! Et s’il en était besoin, les contrôles nous remettent le pied à l’étrier et nous rappellent à l’ordre ! Tous les trois mois, nous voilà à nouveau plongées dans le désarroi le plus total : les fameux marqueurs ! Prise de sang, puis palpation par le médecin et le coeur battant on attend les résultats, essayant de deviner dans l’oeil de l’expert le signe que tout va bien ! Parce que même si cela semble si évident pour nos proches, ça ne l’est pas pour nous et semble-t-il pour nos chers cancéros non plus!

Pendant les soins, toute notre activité, nos pauvres forces, notre volonté ont servi à supporter l’horreur que représente l’arrivée du cancer dans nos vies et les dommages collatéraux des traitements lourds qu’on nous inflige. Nous avons passé des mois à serrer les dents, souffrir dans notre chair parfois même en silence, concentrées pour survivre à ce tsunami. Après cette véritable guerre, le corps et l’esprit lâchent prise, on baisse enfin les bras. N’est-ce pas légitime?

Quoi qu’il en soit, et quels que soient les résultats de ces études, d’après ce que je lis, j’entends ici et là, je sais que je ne suis pas la seule. Et, sans aller jusqu’à la dépression, beaucoup d’entre nous vivent très mal la fin des traitements…La solution passe peut être par la parole ou l’écriture ou je ne sais quelle autre forme d’expression, toutes libératrices. Se confier à un psychologue, écrire un blog ou un journal, expliquer sans fin à nos amis ce qui est en train de se passer, rejoindre la chaîne de solidarité d’autres soeurs d’armes sur un forum ou sur Facebook…. Mais surtout ne pas s’enfermer dans une solitude destructrice, éviter de se marginaliser encore plus, être douce et compréhensive avec soi même, se laisser le temps nécessaire pour reprendre des forces, prendre soin de soi, être patiente.. Parce que l’après cancer a un après qui peut se vivre avec une sérénité retrouvée, de nouvelles envies, de nouveaux projets… une vie qui ne ressemble peut être pas à l’ancienne mais qui nous appartient et qui est ou sera la plus belle possible …

Catherine Cerisey

Merci à Faith Bellamy-Angel de m’avoir inspiré ce sujet :-)

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  1. Ping : Cathcerisey sur Blogasty

    • Coucou Catherine, pour la première fois je m’aventure à faire mon commentaire directement sur ta page et non via facebook…
      Tout d’abord quelques mots pour te féliciter pour ce très bel article qui retrace bien les sentiments qu’on a toutes pu avoir à la fin des traitements, ce sentiment de néant, d’abandon et bien tapi dans un petit coin de notre tête la peur… Parce que notre vie semble totalement attachée à l’univers médical, un univers qui semble nous protégé et surtout nous rassuré même si la réalité est tout autre…
      Ce sentiment mon amie malheureusement décédée aujourd’hui l’avait elle aussi ressentie même si elle n’en pouvait plus de vivre au rythme des contrôles, des examens, des traitements…
      Pour poursuivre mon analyse le hasard de la vie m’a amené à travailler sur cette question de l’après et toutes les personnes dont j’ai pu recueillir le témoignage était unanime. Elles étaient toutes ravies qu’on prenne de leurs nouvelles et tout simplement le temps de les écouter…
      Pour finir et parler du lien qu’il est possible de maintenir à distance, le réseau de cancéromogie de Seine Saint Denis offre aux personnes touchées par un cancer et ou leurs proches y compris après les traitements la possibilité de participer à des ateliers cuisines, des cours d’activité sportive adaptée, de bénéficier de conseils diet ou encore de soutien moral.
      Bravo Catherine pour tout ce que tu fais, je suis très fière de t’avoir rencontrée…
      les écouter

  2. Magnifique sujet…
    Je ne suis pas encore dans l’apres mais les peurs sont déjà là et ce que tu écris les illustre tellement bien…

    • trèe beau texte Catherine. J’ai ressenti beaucoup de chose que tu évoque,apres 4années l’angoisse le peur est toujours en moi ,le mot guérison ,je n’aime pas car il reste des séquelles !!!!Je ne serais jamais ce que j’étais avant car le corps est fatigué et psychologiquement des hzuts et bas ,en essayant bien sur de ne pas le montrer a l’entourage mais ça c dur . Maintenant je prends les bons moments voyages etc !!!félicitations a toi

  3. OUI c’est exactement ce que je ressens en ce moment 3 ans et demi apres la fin des traitements alors que j’ai ete courageuse jusque la !!!
    Et l’incomprehension de l’entourage et des amies : mais tu es guerie mainteneant pense a aure chose …….

    • Moi non plus je ne suis pas encore dans l’après et j’en suis encore loin même!!!
      j’ai un cancer colorectal, des métastases sur et dans la rate et une tumeur de 12.5cm au foie donc depuis septembre 2010 je suis en chimio, je ne compte même plus les séances car je suis malade depuis 2005…
      Et je trouve le temps long, j’ai eu une pause de 10 jours en sept 2010, mais comme les chimios pour la rate sont innéficaces là on vient de changer de protocole… le bout du chemin je le voit s’éloigner de séances en séances mais malgrès les sourires convenus des infirmières et des mèdecins j’ai décidé que c’est pas cette saleté qui aurait ma peau, c’est moi qui déciderais quand j’en aurais mare de mettre les voiles pour un monde meilleur je l’espère!!!
      Car ce que cette maladie m’a apporté c’est de m’ouvrir les yeux sur ce monde, dans lequel j’évoluais sans me rendre compte de rien, quand on est malade on voit les autres autrement mais eux aussi subitement nous voit autrement!!! D’un seul coup le téléphone ne sonnes plus ou si peu et quand par un pur hasard on vous rencontre on vous promets des coups de fil et des visites qu’on attends longtemps et qui, finalement ne viennent pas…
      Mais on peut avoir aussi de très bonnes surprises de la part de gens que l’on ne cotoyaient pas spécialement et qui viennet à nous sans complexes,ni tabous et ça , ça fait du bien!!!
      Voilà je voulais terminé sur une note positive: CANCER tu n’auras pas ma peau car je l’ai décidé c’est moi qui gagnerais c’est sûr!!! Catherine

  4. 5 étoiles
    C’est vrai qu’il y a un deuil à faire après un cancer, je l’ai réalisé les trois fois où j’en ai vécu un en trois ans, mais je ne sais toujours pas pourquoi. Comme si cette période de soins intenses, assez régressive nous faisait revivre comme lorsqu’on était bébé finalement, on est totalement dépendantes de nos soignants. Je ne sais pas.
    C’est une vraie moyenne, "la plupart des récidives ont lieu dans les 2 ans qui suivent l’arrêt des traitements" ?
    Bonne journée à toutes

  5. Merci de ce témoignage, il reflète exactement ce que je suis en train de vivre, même si moi j’ai eu de la chance ne pas avoir eu de traitement lourd, car après l’ablation de mon sein on m’a déclaré guérie. J’ai été diagnostiquée en juillet 2010 et après 3 interventions en octobre on m’a enlevé le sein droit avec une reconstruction immédiate par le grand dorsal.
    Mais je ressens cet "abandon" de la part de mon entourage….on me dit, il ne faut plus regarder en arrière et avancer….plus facile à dire qu’à faire…je suis un traitement anti-drépresseur, mais je suis dans l’angoisse d’une récidive, dès que j’ai une douleur je l’associe à une probable métastase qui a migré…Je suis encore en arrêt de travail et mes assurances me font comprendre qu’il serait temps que je reprenne mais je ne m’en sent pas la force, je suis infirmière et j’adore mon travail mais je n’ai pas envie de donner aux autres ce que moi j’ai encore besoin.
    Très bonne journée à toutes….Maryline

  6. Bonjour à toutes et merci infiniment pour vos commentaires

    @Dan : pour les oncologues il y a trois paliers importants dans l’après cancer : 2 – 5 et 10 ans avec bien entendu un risque qui décroît avec les années. Mais on sait que la plupart des rechutes interviennent très tôt… Cela dit pas question d’avoir des pourcentages fiables et ceux-ci sont à prendre avec des pincettes. Chaque personne est différente et nous ne sommes pas égaux face à la maladie.

    @Maryline il n’y a pas de "petit" cancer ni de hiérarchie dans la souffrance. tu as mal vécu ta mastectomie et ses trois opérations c’est cela qui importe. Les autres ne peuvent pas comprendre que tu ne te sentes pas guérie pour autant ! ton travail nécessite un véritable don de soi, il faut vraiment que tu te reconstruises avant de reprendre et de pouvoir aider les autres à nouveau…. essaie peut être de te constituer un dossier auprès d’un psy et/ou de ton médecin traitant que tu opposeras aux assurances…

    Prenez toutes soin de vous les filles

    Gros bisous

  7. Bonjour à toutes, bonjour Catherine …

    j’ai bien sur lu ton post …Et cela fait un bien fou de ne pas se sentir isolée … j’espére que le temps jouera en notre faveur et en celles de bien d’autres femmes !
    Comme tu le sais je viens de finir la chimio , la semaine dernière !
    Je devrais dire youpi! j’ai dit youpi! mais finalement un petit youpi ! ce n’est pas si simple de se réjouir …Une légère angoisse insidieuse apparaît et la valse des : "et si?"commence …

    Le fait de reprendre mon job va me permettre de poser un léger écran social de "normalité" sur mes peurs …Mais ces peurs m’accompagnent quoi qu’il en soit!

    Tu exprimes dans tes mots toute ma fragilité et mon impuissance!
    Que puis je faire moi, pauvre petite créature, si je sers encore de terrain de jeux à la maladie …? Vais je tenir le coup ? vais je souffrir? vais je mourir ?
    Pourquoi veut-on que je l’oublie , comment puis-je?

    Mais comme toi, je veux continuer à vivre , à rire, à pleurer, et à raler aprés le bazar que mettent mes ados dans leurs chambres, à m’enthousiasmer pour un vernis à ongles "bleu piscine" :) à espérer d’aimer à nouveau …
    Et toutes ces réflexions intérieures que certains trouveront peut être, négatives , stériles, flippantes nous donnent peut être plus de lucidité que ceux ou celles qui sont ultra positifs …J’essaie de l’être positive mais ….

    Ma sage femme sophrologue qui m’avait suivie pour ma dernière grossesse, celle de mes jumeaux" m’ avait dit : ce n’est pas penser ou parler du pire qui le fait arriver …Alors!

    D’ailleurs comment peut on nous dire :’Allez! n’y pense plus !"

    Je vais avancer du mieux que je peux et effectivement ne plus plonger avec masochisme dans le monde des statistiques et des chiffres …

    Bises gelées à toutes et merci pour ton blog Catherine :)

    Faith Bellamy-Angel
    Maman de 4 enfants, working woman,célibataire depuis l’annonce de mon diagnostic le 27 août 2010! :)

    • Bonsoir à toutes,
      Je peux dire un grand merci à Catherine qui nous offre cet espace pour échanger car effectivement, une fois le traitement terminé, plus de contact pour discuter de tout ça et surtout de l’après qui est aussi torturant voir plus que pendant le traitement. Effectivement, quand on me parler de ‘après cancer comme étant une période difficile à ne pas négliger, je n’y croyais pas…on pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres…comme le cancer d’ailleurs. Sauf que non, ça fait plus de 4 mois que j’ai tout terminé, j’ai 31 ans, chimio, mastectomie, reconstruction prévue d’ici la fin de l’année, radio et pourtant….je sombre dans un état que je ne comprends pas, fatigue interminable, changement d’humeur énorme, plus de goût à rien et la peur d’en parler à mon entourage car je veux paraître forte comme je l’ai fait pendant le traitement que j’ai géré avec un nouveau né (j’ai appris mon cancer 3 semaines après mon accouchement et la perte d’un de mes 2 jumeaux).
      Je t’ai répondu à toi Faith car j’admire otn humeur qui transparaît à la lecture de ton message malgré tes 4 enfants, la reprise de ton travail…quel est ton secret STP? moi aussi j’ai repris une activité et pourtant ça ne me suffit pas, j’ai l’impression que la fatigue est omniprésente. Dès le matin, j’appréhende la journée même quand c’est une journée de w-end, le simple fait de faire ses obligations quotidiennes me fatiguent d’avance!!!as-tu un remède miracle?

      • Bonjour Iteb,

        je laisse Faith te répondre sur sa bonne humeur …
        Prends soin de toi, prends ton temps pour essayer de te retrouver. il me semble normal qu’après seulement 4 mois, la fatigue se fasse encore sentir…Pour le reste, tu viens de vivre des choses particulièrement difficiles (et je ne parle pas que du cancer), ne sois pas trop dure avec toi même …Laisse toi le temps surtout !
        Je t’embrasse

        Catherine

  8. bonsoir Catherine

    pour moi aussi l’après cancer a été très difficile
    avec également une incompréhension totale
    du genre
    "t’es guérie qu’est ce que tu veux de plus!"
    je me suis retrouvée seule et abandonné
    je me suis battue pendant tous les traitements et ensuite je n’avais plus de force et je pleurais tous les jours pire qu’avant!!!
    les docs ne m’ont pas prévenus que j’irai mal après
    et je le regrtte car j’aurai aimé etre avertie comme cela j’aurai su pourquoi j’allais si mal
    car je n’i comprenais rien moi non plus
    encore merci pour votre blog qui est d’un grand soutient

    a bientot nallie

  9. Bonjour Catherine,
    Voilà presque 1 an que le cancer est venu m’attaquer pour la 2ème fois;en août 2008,hystérectomie et curage des ganglions de l’aine à cause d’une tumeur de niveau 0 dans la trompe de l’ovaire qui n’a pas nécessité de traitement lourd.Quand en février 2010, on m’annonce 3tumeurs dans le sein et tout ce qui va suivre,là, je perds pied et je me vois incapable de lutter car mon corps est affaibli(pbs endocriniens, cardiaques, anémie).J’ai 67 ans et pour moi l’après cancer c’est la fin.Devant le désarroi de mes proches, je n’ai d’autre solution que de me battre.Et c’est ce que je fais en évitant tout pessimisme, en mettant toute mon énergie à bâtir des projets et à les mener à bien. Je sais que ,selon l’adage:"Jamais 2 sans 3", je redoute une autre attaque mais je n’y pense pas. Ma seule raison est de lutter pour arriver ,dans 10 ans, à serrer mes arrière-petits-enfants dans mes bras.

    A bientôt

  10. Bonsoir, l’article de Catherine est touchant, tellement vrai. Même si les traitements en clinique sont terminés, ce n’est pourtant, pas fini. L’après est difficile, durant 3 ans j’ai puisé toute mon énergie, me suis dépassée, et maintenant je me trouve dans cette période d’imcompréhension, de solitude, de recherche de soi…un nouveau départ, une nouvelle vie avec un autre corps qu’il faut accepté. La vie est pourtant belle mais tellement compliquée. Il faut être forte et ne pas craquer, plus facile à dire qu’à faire ! il faut se battre de nouveau pour retrouver un équilibre (car les dégâts sont nombreux), et se consacrer à l’avenir en pensant au meilleur !

  11. Bonjour Catherine !
    Pas facile à gérer tout cela… Quand on s’entend dire que l’on est en rémission, on a du mal à se réjouir car rémission n’est pas guérison.
    Et, comme tu le dis si bien, on s’inquiète au moindre signe inhabituel. Et si la maladie redémarrait…
    Le hasard fait que je découvre ton post ce matin… et que l’on me fait une mammo en urgence tout à l’heure car j’ai des douleurs et des sensations inhabituelles dans le sein qui avait été opéré et soigné en 2009. (Peut-être un simple oedème ?)
    C’est vrai que, moi aussi, je vis avec des peurs de rechute, par contre, l’épreuve du cancer semble m’avoir boostée psychologiquement. J’avais fait une grave dépression des années avant mon cancer. Il m’a fallu très longtemps pour sortir la tête de l’eau. J’ai l’impression que l’arrivée de mon cancer m’a obligée à me dire qu’il ne fallait plus que je perde de temps et que je devais essayer de mieux profiter de la vie. C’est ce que je tente de faire quand mon corps souvent fatigué et douloureux me le permet malgré tout.
    Bien-sûr, je n’échappe pas à des petits coups de blues ou bien, parfois, à une sorte de lassitude.
    Et je comprends que pour la plupart d’entre nous,
    l’après-cancer soit une épreuve car aucun médecin sérieux ne peut nous dire avec certitude que plus jamais le cancer ne refera irruption dans notre vie.
    Cela nécessite une acceptation de vivre avec de telles incertitudes. Pas facile…
    Quant au sentiment d’abandon, c’est vrai aussi que l’on est nombreuses à le ressentir.
    Heureusement qu’il y a des associations où l’on peut discuter, même des années après un cancer, avec des personnes qui sont passées par ces épreuves… Et bien-sûr aussi les blogs…

  12. Bonjour Catherine,

    Je suis en ce moment dans "l’après cancer" et comme je le disais à ma maman et mon mari ,la période "combat" était plus facile que maintenant. Pas le temps de réfléchir , il faut agir pour tuer cette saloperie de crabe! Aujourd’hui je m’enfonce dans une dépression et il faut que je réagisse vite alors direction le psy à l’IGR où je suis suivie.J’espère que cela m’aidera . Merci pour cet article et à bientot

  13. Bonjour à toutes

    Merci beaucoup pour vos commentaires… J’en viens à me demander si le cancer du sein n’a pas une place un peu particulière… Peut être les femmes sont elles plus fragilisées qu’après un cancer qui touche un autre organe.. peut être est-ce du à la localisation qui touche féminité, maternité, sexualité…. Il ne me semble pas que cette étude ait fait le distingo entre les différentes pathologies. Quoi qu’il en soit, vos témoignages prouvent bien que nous sommes très nombreuses :-(

    Merci encore à toutes et un grand merci à celles qui ont osé poster leur réponse sur le blog directement plutôt que sur Facebook :-( (elles se reconnaîtront).

    A très vite

    Catherine

  14. vraiment émouvants tous ces témoignages.

    Mais oui, pourquoi cette maladie occupe-t-elle tant notre esprit quand pour l’entourage elle est sortie du corps ? Je dis juste "entourage", tout content de la fin des traitements. Ouf. Fini.
    Mais non… il flotte autour de nous, il reste là.
    Même si le futur est à l’horizon, il y a cette ombre. Cette peur de l’invincible…
    Et de lire ces confidences, ça rend moins seule.

  15. c’est vrai que nous sommes désemparée, en ce qui me concerne, je suis sous hormonothérapie depuis 18 mois, mais je me demande toujours si je ne devrai pas faire tel ou tel examen car dans la jungle médicale j’ai toujours l’impression que l’on est peut etre passé à coté de quelque chose qui veut dire récidive…..je devrai faire comme ma mére qui à eu 2 cancers depuis l’age de 66 ans dont une ablation, elle en a 87 et elle a toujours dit qu’elle n’avait jamais eu de cancer, et à partir de 75 ans elle a refusé tout examen, et depuis qu’elle sait que je suis touchée elle me dit que peut etre je n’ai rien eu, et il faut surtout pas lui en parler

  16. Bonjour les filles,

    Ce blog est là pour ça, pour que l’on se sente moins seule, pour que les témoignages similaires à ce que l’on est en train de vivre nous permettent de se dire que nous ne sommes pas des extra terrestres, plus faibles, plus démunies face au cancer ou à l’après.

    Si chaque cancer est différent, si chaque femme a son identité propre, la maladie nous attaque, nous fait réfléchir, nous fait peur de manière quasi identique, me semble-t-il. J’en suis de plus en plus convaincue. Comme je le disais plus haut, ce cancer est très particulier, probablement le plus "mutilant" pour certaines d’entre nous et les séquelles, les plaies béantes qu’il nous laisse sont particulièrement compliquées et longues à panser.

    Pour celles en récidive pour lesquelles la maladie est devenue chronique, ce billet est peut être difficile à lire et à appréhender puisqu’elles ne sont pas dans l’après mais dans le pendant et ce pour de nombreuses années …Il m’est difficile d’imaginer ce que vous vivez, probablement quelque chose de différent, de douloureux et dans tous les cas de très difficile. j’ai pensé écrire un post sur le sujet mais je ne peux qu’imaginer les choses que vous vivez. je conseille à tous le blog d’Isabelle et de Brume qui en parlent mieux que moi.

    http://isabelledelyon.canalblog.com/
    http://brumedavril.wordpress.com/

    Ces blogs ne parlent pas que du cancer, mais de la vie en général puisque ces femmes doivent vivre avec… Je m’y balade souvent et je vous invite à le faire aussi.

    @catherine qui souffre d’un autre cancer, je t’ai répondu par mail et je te redis ici d’aller sur la maison du cancer.com, un site très bien fait et qui aborde toutes les pathologies cancéreuses même si tu es la bienvenue ici et que j’espère t’y revoir très vite.

    je vous embrasse toutes et vous souhaite une belle journée

    Catherine

    • c’est gentil ça ;)
      Mais j’ai aussi connu de l’après.
      J’ai toujours l’impression d’y être un peu dans cet "après", même s’il y a du présent qui s’y ajoute.
      Mouais… ça doit pouvoir être bizarre à comprendre cet après/présent.
      à vrai dire, j’essaie de rester tournée vers le futur, mais difficile de projeter au-delà de demain.
      Et depuis que l’on m’a retiré un petit bout de cerveau, je me sens l’esprit plus léger. ça parait fou ?
      Il doit y avoir de ça…
      bonne journée à chacune
      et bon "demain"

    • Bonsoir,je me lance aujourd’huicar comme vous toutes j’ai un cancer:un lymphomedepuis un peu plus d’un an maintenant.malheureusement j’ai chopper par la suite des cellules cancereuses au col de l’uterus du as un virus..tout s’accumule en plus de se crabe les soucis de la vie..mais je n’ai pas la force d’affronter tout cela.je dois garder cet force pour mes traitements..je suis tellement fatiguee de tout cela et en meme temps j’ai envie de vivre,de faire autre chose que l’hopital.j’ai l’impression que mes proches ne le comprenne pas????je veux vivre…j’ai 37ans et 4enfants.je ressens la meme chose que cet personne qui explique si bien le telephone qui sonne de moins en moins et les promesses de visite…on debut il y a plein de monde et puis doucement doucement les gens s’en vont…mais parfois on sesent si seule???voila merci de me permettre de me laisser aller un peu,car ce soir mon morale est au plus bas.et vous savez a tel point nous en avons vraiment besoin de se putain morale,sinon c’est l’escalade.je vous envoyes plein de courage…a bientot

      • Bonjour Aurore,

        excusez moi de cette réponse si tardive… Vous avez le droit de ne pas avoir le moral de temps en temps. nous passons toutes par des hauts et des bas ! prenez soin de vous surtout !!!
        A très vite

        Catherine

    • Je suis ravie qu’une personne d’une complémentaire santé vienne sur ce blog. Alors pouvez vous m’expliquer pourquoi tant d’assureurs, de banquiers et de mutuelles refusent de nous couvrir après un cancer ? Votre point de vue m’intéresserait énormément ….

  17. Coucou tout le monde et Catherine,
    super billet !
    je rebondis sur ce que tu viens de dire : J’ai changé de mutuelle il y a un an, mais on ne m’a pas demandé si j’avais une lourde pathologie. Je dois même avouer que je n’y avais pas pensé, naïve que je suis. Tous les frais occasionnés par le cancer sont remboursés à 100% par la sécu, non ?
    Bizzz

    • coucou méli et merci,

      En fait, c’est en passe de changer … Nous serons couverts à 100% pendant une durée de 5 ans seulement au bout desquels nous sortons de l’ALD. Je te mets le lien de mon article concernant la nouvelle loi dont le décret d’application vient d’être voté hier :

      http://www.la-maison-du-cancer.com/magazine/le-bureau/tracas-administratifs/sortie-d-ald-beaucoup-de-bruit-pour-rien-cancer

      Dans le décret (que je n’ai pas lu encore) les limites des remboursements à 100% doivent être définis… Les associations de patients que j’avais eu au téléphone pour mon article sur la maison du cancer étaient extrêmement inquiets des éventuels dérives de cette nouvelle loi. Si tes contrôles (mammo, echo etc…) seront pris en charge même après 5 ans, les éventuels effets secondaires qui peuvent apparaître bien après ne le seront plus… le tout sera éventuellement réglé au cas par cas, donc de la paperasserie en vue !!!

      Je ne serai pas étonnée que les mutuelles te demandent à l’avenir de remplir un formulaire établissant ton état de santé :-(….

      gros bisous

  18. Bonjour,
    J’ai eu un cancer du sein il y a presque 2 ans. Je m’apprête à refaire la batterie d’examens… Pendant mes nuits insomniaques post chimio, j’ai écrit, écrit, et en encore écrit pour ne pas perdre mon âme et celle que j’étais avant tout ce bordel… Ce journal intime a touché un éditeur ‘les éditions du Banc d’Arguin" et a été publié. Il s’appelle Héroïne Anonyme (Florence Delem). Je ne fais pas la pub pour l’argent vue que je gagne 2euros 20 par livre vendu, mais parce que je sais que ça permet un partage, un sentiment d’être moins seul… et puis je parle beaucoup de la vie… Je suis psychologue clinicienne et aujourd’hui je m’initie aux techniques chamaniques. Je pratique ces techniques sur moi même et ça ouvre un espace très ressourçant et réparateur. Dans ma pratique de psychologue, spécialisée en psychotrauma, j’ai souvent remarqué que l’après trauma est très difficile, notamment quand la vie "normale" reprend, et qu’il est très difficile de faire le deuil de celle qu’on a été avant. La seule solution que j’ai trouvé pour moi ou pour des patients, c’est de faire rentrer quelque chose de nouveau dans sa vie, quelque chose qui nous fait du bien, qu’on n’avait pas fait avant,… Pour moi, c’est un projet de vie ailleurs, davantage dans la nature et de continuer à expérimenter et à apprendre sur les soins chamaniques. Bon courage à tous et toutes. Je vous sert dans les bras. Florence

  19. Bonjour Catherine,
    Je me suis retrouvée dans ton mot. J’ai 44ans. J’ai eu une mastectomie et une reconstruction immédiate par le grand dorsal le 17 février dernier. Je n’ai pas eu de chimio ni de rayons, mais c’est dur, très dur moralement. Les amis,les collègues me voient et pour eux c’est du passé, il ne "faut plus y penser", "ça se soigne très
    bien maintenant". Je n’ai pas encore repris le travail et rien que d’y penser je suis angoissée. Pendant les mois qui ont suivi la reconstruction je me sentais entourée mais maintenant que je suis normalement guérie je me sens seule. Heureusement que tu es là et te lire me fait un bien fou.
    Je t’embrasse

  20. très beau billet la Cath !
    L’après cancer, et encore plus l’après 2ème cancer, représente un changement assez radical, c’est peut-être ça qui est dur, vivre une autre vie, comme dans un autre personnage…
    Mais comme notre environnement n’a pas vécu la même épreuve, y’a souvent rupture, isolement, ou même mensonge.
    Écrire un blog est d’un grand secours. Créer aussi !
    Et te lire bien sûr !!
    Grand merci

  21. @Pascale comme je le disais plus haut, je crois, il n’y a pas de hiérarchie dans la souffrance et pas non plus de petit cancer…L’important c’est la façon dont tu le vis toi, comment tu le supportes aussi. prends soin de toi.

    @Florence merci pour l’info sur ton livre….

    @Cathie : Merci:-)

    @Brume : ce petit bout de cerveau que l’on t’a enlevé devait être ton côté noir, parce qu’il ne reste que les bons me semble-t-il :-)

    Gros bisous à toutes

    • oh mais j’en suis convaincue ;)
      et comme le risque de la zone touchée était de perdre la parole, de parler dès mon réveil fut une joie énorme. Et depuis, quand je parle… y’a plus à m’arreter. Une vraie piplette.
      je t’embrasse !

  22. bonsoir Catherine ,de mon coté je suis dans l’après fin chimio et radiothérapie juillet 2009 dépression forte du a ,,,,je suis en vie alors que d’autre meurent ,sait injuste pour eux ,aujourd’hui le vent froid ne me dérange meme plus car je l’absorbe ,j’auré pu ne plus le ressentir ce vent ou ce froid ,ablation du sein et ganglions car un sentinel touché ,heureusement aucun autre car je vivrai encore moins mentalement ,mais aujourd’hui j’ai soit mal ,soit engourdi ,soit irritable ,alors que la deuxieme operation date de avril 2009 ,tamoxifène peut le savent mais il peut déclenché un cancer de l’utérus ,je fait normalement une echo pelvienne tou les 3 OU 4 mois ,rien à foutre des regles à suivre car j’ai la peur au ventre alors que je montre l’inversse ,tamoxifène me bouzille les jambes ,daflon pour retour veineux et bas de contention ,qui n’empechera pas pour autand une plébhite ci il doit y en avoir une ,mais ont n’a encore cette chance d’etre là ,j’apprend au fur et à mesure des soucis que je rencontre les effets du tamoxiphène ,mais malgré ça faut le prendre pour notre bien ,je revoit pour control à gauche d’un petit truc que lon voyé pas bien en aout ,,,,,personne personne peut etre à notre place mentalement ,faut y passé par là pour comprendre ,mais malgré tou sais apres cancer ,je suis heureuse de vivre ,mais ya des bas je comprend par ou tu passe ,je te fait une grosse bise ,et penssont tous à nous tous tou les cancer réuni,ont ce comprend entre nous malheureusement ,mais je doit dire que de mon coté j’ai une perle qui me lache pas qui a toujour etait là à tou les rendez vous ,chimio ect ect ,certain non meme pas cette chance ,quel cruauté de la vie ,te fait grosse bise ,car je suis fatiguée ,vai pas tardé à allé au lit bise

  23. bonjour
    je suis un homme j’etais opére du cancer de sein depuis Aout2010 mais ce qu je vie aujourd’hui ce dur pour moi je laisse de prendre le medicament contre les hormone il y a un denger p.c.q ce medicament mes rend un puissant mon penis n’est mettez pas debout

  24. @Kaia : Bonjour… il semblerait que vous soyez dans une période très difficile. Voyez vous quelqu’un type psychologue qui pourrait vous aider à passer ce cap. Pour le cancer de l’utérus, effectivement, il y a un petit risque ce qui nécessite des échos pelviennes mais le rapport bénéfice (diminution des récidives)/risque (de contracter un cancer de l’utérus) est largement au profit du tamoxifène. Les bas de contention et le daflon, vont quand même vous permettre d’éviter une phlébite d’autant plus que vous semblez très bien suivie.

    @kongolo-boyanga : il doit être extrêmement difficile pour un homme de subir un cancer du sein. Pour vos problèmes consécutifs à la prise d’hormones, je ne peux que vous conseiller d’aller voir un médecin traitant ou un urologue. il existe des traitements qui peuvent vous aider.

    @Brume : pipelette oui :-) mais j’aime ça ! gros bisous

    A très vite

  25. Merci Catherine pour avoir cité mon blog.
    Effectivement parfois le cancer peut devenir une maladie chronique tout en menant une vie quasiment normale, en tout cas la plus heureuse possible.
    Mais il y a quand même une sorte de période d’angoisse comme vous toutes et une période d’adaptation, où la vie et les projets reprennent malgré tout.
    Bon courage à vous toutes qui devez passer par cette étape de deuil de celle que nous étions avant pour arriver à reconstruire une nouvelle femme.

  26. Bravo Catherine pour ton beau récit, si bien exprimé.
    C’est fou ce que l’on se pose comme questions pendant, après…
    J’ai été dans l’après. J’ai tenu 4 ans et quelques mois. Je me disais…chouette, je vais passer le cap des 5 ans. J’ai demandé si je pouvais me faire enlever le portacath (ça tirait, gênait ce "corps étranger).
    J’ai eu l’autorisation.
    Chouette :)) Mon "après" démarrait bien. Pas de dépression, une nouvelle bie commençait.
    Et bien, non ! Quelques mois après…rechute.
    Je pensais pouvoir mieux affronter, puisque je savais ce qui m’attendait au point de vue chimio, visites et autres.
    C’est là que la dépression a pointé son nez.
    En lisant ton article, une pensée m’est venue…
    Et si j’avais "attiré" cette rechute pour être "entourée" par le cancérologue, le train-train des analyses, les infirmières…

    • Bonjour Régine,

      Ton histoire prouve qu’il faut toujours être vigilante, même après cette date fatidique des 5 ans. Je ne pense pas que tu sois responsable de ta rechute. Ton besoin d’être entourée par un corps médical attentif est légitime et nous le ressentons toutes, cela nous rassure ! Cette dépression à l’annonce d’une récidive est fréquente, je l’ai vécue : comment ne pas plonger lorsque l’on doit affronter une nouvelle fois tous ces traitements dont on connaît si bien les effets secondaires….
      J’espère que tu vas mieux aujourd’hui.
      Prends soin de toi
      Catherine

  27. Merci Catherine pour ce bel article si….vrai.
    courage à toutes et je vous promets (dans deux ans ) de fêter mes 5 ANS de rémission avec VOUS.
    Bises à toutes !!!!!!!!

  28. bonjour a vous tous beacoupde personnes apres lesb cancers souffrent et l/apres est tres duent moi voila 12ans ou j/aieu le1 et apres on suivit4autres et j/ai toujours de la morphine poir essayer de calmer des douleurs insupportablent qui sont la jour et nuit et la depuis1mois se sont des douleurs horriblent quest qui sepassent pour que je souffent comme ca est ce normal de faire vivrent pour suoffriraider moi si vous aussi avez desproblemesde souffrancentausecours je ne sais plus comment accetpter et j/ai unfils qui se marie au mois d/aout je ne vous ai pas tout expliquer apres le1 lesmedecins medonnait pour tres peu a vivre et la mon mari apres 27annes de mariage ma laisse en plein cancerj/ai fait une grave depression cela irait un peu mieux de ce cote la mais s/il n/avait pas cessouffrancesmariepaule

  29. Bonjour Marie Paule,

    il ne faut pas rester avec des douleurs si insupportables. En 2011 il existe maintenant des stratégies anti douleurs suffisamment performantes pour vous soulager! Prenez rendez-vous dans un centre anti-douleur spécialisé dans sa prise en charge. ils trouveront certainement quelque chose afin que vous puissiez vivre normalement.
    tenez moi au courant
    Catherine

    • merci pour votre reponse mais je suis suivi par un centre anti douleur j/ai de la morphine depuis11ans 100mg par vjour j/ai des camants pour les nerfs qui ont ete brule par les rayons j/ai des calmants pour les mucles car ils sont tres douleureuxdesanti depreseurs et la ils viennent dem/en remetre un autre qui est pour les malades atteint de maladie evolutiveet au bout de2heures c/est encore pareil qand j/ai eu mes traitements vouila12ans je devais etre la pour 3mois et ils ont rien proteger car maitenant ils font ensorte de proteger alentour des zones j/avais des dosesde chimio du lundi matin au samedi jour et nuitpendant 3mois et les rayons j/ai ete brule a demande la mort tellement c/eteait horrible et depuis la c/etait cancer uterus poumons apres intestints apres sein suite pancreasrenouveller et depuis je survis dans la douleurils faut avoir l/esprit occupe car si non on penserait facilement a se suprimer mais aujour /hui il ya soleil alors il faut en profiterbonne journee

  30. Bonjour, j’ai 33 ans et je viens de finir en novembre 2012 une chimiothérapie de type ABVD de 8 cures. Cela a représenté 16 scéances espacées de 15 jours. Je traînais un lymphome de type Hodgkinien depuis 7 ans sans avoir été diagnostiqué correctement. Quand les médecins l’ont décelés, il était en stade 3 mais je fus bien pris en charge. Je suis en rémission aujourd’hui avec des contrôles tous les 3 mois. Ce cancer n’est plus aussi mortel du fait des progrès de la médecine, j’ai des fortes chances de m’en sortir. Les problèmes que je rencontre aujourd’hui sont a priori ceux de l’après-cancer dans le domaine psychosocial, c’est pour cette raison que j’ai découvert ce forum. Le comportement d’une partie de mon entourage est affligeant. Les soient disant amis que j’avais avant le traitement ont disparu pendant un an. Ils habitent pourtant à quelques kilomètres, ils sont en super formes, voyages, soirées, etc. le tout sur facebook et connus de tous. Ils sont bien propres dans leur vies de petits bourgeois, fiers de leurs maison, de leur acquis matériels. Maintenant que je suis en rémission (pour eux cela signifie guéri), je redeviens fréquentable. Je ne les ai jamais vu autant en un mois. On me propose des soirées, des sortis entre mec. Je puais avant? Venir boire un café à la maison cela les déprimait? J’ai compté finalement être plus allé chez eux que eux chez moi au cours de cette année passée et je n’y suis pas allé souvent. Maintenant on me sourit, on veut me voir comme une bête de foire. C’est vrai un an sans vraiment de contacts, j’aurais dû me méfier comme vous pouvez vous l’imaginer. Pour certains, je ne dois pas parler de ce que j’ai eu, cela les fait chier dans leur confort, le mot est tabou, j’étais en voyage et je suis de retour, les garçons naissent dans les choux… Mon père m’a fait une crise en m’indiquant que je ne l’appelais pas assez alors qu’il s’en fout de ma vie et ne parle que de lui quand je le contacte. Parmi mes "ami(e)s" j’ai appris qu’il y en avait au moins 4 qui avaient conseillé à ma copine de me quitter et maintenant je les vois sourire et me parler tout naturellement sans aucune mauvaise conscience et comme si on s’était vu la veille… J’ai même ressenti des gens enmerdé parce que j’étais en rémission alors qu’il s’étaient bien habitué sans moi… Le pire était ces soits disant amis qui attendaient une faiblesse dans mon couple au cours de cette année passée pour faire du rentre dedans à ma copine… Des ordures…
    Pourtant, en toute humilité, sans être parfait je ne pense pas être si difficile à vivre, je les invitais souvent chez moi avant le traitement. Ils venaient, ils avaient l’air heureux en ce temps là… De plus, je ne leur ai pas fais subir ma chimio, je ne les ai pas enmerdé pendant cette année. Ils sont juste médiocres. Avec toute la force gagnée pendant ce traitement (maîtrise des émotions, courage, persévérance, organisation), ils sont comme des livres ouverts où je vois tout, leur forces, leur faiblesses… Alors maintenant, dès que l’on me sort une "connerie" je réponds au tac au tac, je touche là où ça fait mal, pas de pitié. Je leur souhaite pas pire que ce que j’ai eu mais pas mieux. Je dénoue tous les liens, un par un en saisissant les occasions qu’ils me tendent pour leur démontrer leur bassesse. Pour l’instant, pas un a eu le courage de relever le nez et me répondre, on me dit que j’ai changé. Oui j’ai changé, je ne me fais plus avoir et je sais maintenant reconnaître les personnes valables.

    • Bonjour

      et merci beaucoup de votre témoignage ! j’ai eu le même sentiment à l’époque et j’ai fait un grand tri dans mes amis d’alors …. Mais j’ai aussi rencontré des personnes magnifiques pendant la maladie et après avec ce blog; Disons que les choses se sont avantageusement rééquilibrées. J’espère qu’il en sera de même pour vous…
      Catherine

      • bonjour, J’ai terminé mon traitement pour cancer du sein en septembre dernier après tumorectomie, chimio et radiothérapie. Je suis moi-même soignante. J’ai repris le travail en novembre à mi-temps thérapeutique.
        Je me reconnais vraiment dans ce que vous exposez. Bon petit soldat pendant ma chimio, ma radiothérapie et maintenant, alors que je devrais être mieux, je me sens fatiguée, à fleur de peau. Mon cancer s’inscrit dans une histoire familiale très douloureuse où 2 membres de ma famille proche n’ont pas eu "ma chance" de s’en sortir. Et aujourd’hui le futur m’inquiète!
        Je ne me sens plus comme avant, car il y a un avant et un après! Un jour une infirmière m’a dit "vous ne serez plus jamais comme avant" je ne l’ai pas compris, aujourd’hui je vois ce qu’elle voulait me dire.
        Je suis "rassurée", enfin ce n’est pas le mot exact de voir que je ne suis pas seule dans ce cas. merci de votre exposé

      • Merci beaucoup,

        je crois que nous sommes effectivement très nombreux à subir un "contre-coup" … la peur de la rechute, la fatigue, le décalage avec les autres …. plein de raisons de ne pas se sentir aussi bien qu’on l’aimerait.
        mais je vous rassure, le temps fait son oeuvre et la vie reprend son cours doucement. Différente certes mais pleine de bonnes surprises ..
        A bientôt
        Catherine

  31. Merci Catherine. C’est sympa de m’avoir répondu aussi vite. Vous avez du coeur et c’est rare. A se demander s’il ne faut pas avoir eu une grosse tuille dans la vie pour avoir du coeur. J’ai maintenant tout perdu, petite amie, ami, famille et je risque de perdre mon emploi. Je peux partir dans le trou, de toute manière on y tend tous mais je garderai grâce à vous l’espoir qu’il existe du coeur et non pas que ce jugement sur ce que vous êtes, sur ce que vous représentez et ce que vous devez faire. Je ne me suiciderai pas car je ne leur ferai pas ce plaisir, je vais faire le chemin que Dieu m’a dicté et c’est le bien sans limite. Une beauté de partage et d’amour. Mes dernier rapports véritables ces derniers mois ont été avec un chien et un "débile". 2 min avec chacun d’entre eux ont été plus intenses qu’avec des êtres soient disant humain et non malades. Je jette l’éponge, je me jette dans le bien comme on peut se jeter à l’eau. Finis les limites de la bienséance, j’irais là où je reconnais le divin. Fini les simagrée et les prise de têtes sur des sujets complétement idiots. L’essentiel est devant les yeux et je n’ai plus de temps à perdre. Le bien est devant moi et je n’ai plus qu’à le faire. Merci d’avoir répondu, je n’étais pas mauvais et on m’a crucifié, je vois le monde sans plus aucune barrière et je suis libre et heureux car je ne fais plus qu’un. Maintenant je dois rejoindre la lumière qui m’appelle, ce n’est pas la mort mais la vie comme jamais ceux qui vivent ne l’ont jamais compris à par vous et des gens comme vous qui ont tout perdu un jour. Je pleure car la vie demande des sacrifices et là j’ai tout donné. Merci de votre aide, vous avez du coeur et personne ne peut vraiment comprendre. Certains peuvent oublier mais je suis d’une nature qui ne peut pas se voiler surtout après ça. Je vous embrasse

  32. Premier commentaire sur WordPress :)
    Merci beaucoup pour cet article. La rémission, c’est une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle ! mais c’est aussi un nouveau défi :reprendre une vie normale, gérer le stress des analyses de contrôle, refaire confiance à ce corps qui a "fomenté" un temps sans rien dire… Le tout en profitant de la vie, car malgré tout, c’est la différence que je ressens en tant que survivante du cancer : je relativise les petits aléas. Par contre, depuis que j’ai connu la maladie, je ne supporte plus les gens qui se plaignent d’un mal de ventre, de petits bobos… Ca m’énerve ! Au plaisir d’échanger sur le sujet.

    • Bonjour Elizabeth,

      Merci de ce commentaire et bravo pour votre blog que j’ai lu avec intérêt et sourires parfois, ce qui fait du bien ! J’en ai profité pour le diffuser un peu sur les réseaux, un peu de pub ne fait pas de mal quand on démarre un blog !
      A très vite chez vous ou chez moi :)

  33. merci Catherine, je suis en rémission depuis neuf ans, maintenant j’ai peur de tout, je suis seule, car mon mari est lui fatiguer de me voir ainsi, le matin dès que je me lève je suis mal, car j’ai plus de courage pour survivre.

  34. bonjour a tous,soit forte,moi j ai ete opere d un cancer du poumon avec l ablation en 02.2013,ces dur,je suis suivi par en psycologue depuis 3 mois et je reprend petit a petit le dessus

  35. bonjour à tous, j’ai été opérée d’un cancer du poumon en mai 2010 suivi de chimio préventive. Dans la même période, perte d’emploi, séparation après presque 20 ans de vie commune et toutes les autres misères que l’on peut connaître seule avec des enfants en bas âge et sans aucune autre famille. 4 ans plus tard, je conserve un état psychologique très fragile mais je vis à fond tout ce que je peux faire. Profitez de tout ce que vous pouvez, il y a tellement de choses merveilleuses autour de nous même si la vie est parfois difficile. Ziad, ne te laisse pas abattre, la vie vaut vraiment la peine.

  36. Bonjour Je retrouve dans ce qui est écrit ce que je vis au quotidien. Ma compagne (35 ans) a eu un cancer du sein (cancer hormonodépendant) l’année dernière. Nous avons vécu depuis 1 an que des déceptions.
    Découverte de la grosseur, mycrobiopsie rien détectée mais on retire la grosseur quand même le chirurgien nous rassure la forme et masse n’a pas lieu de nous alarmer.
    3 semaines après appel d’urgence c’est un cancer donc on réopère avec quelques séquelles (bras douloureux et perte de la sensibilité)
    puis 35 séances de rayons avec prise
    dorénavant du petit cachet qui est sensé stopper la production d’hormones.
    5 mois après l’opération elle veut reprendre le travail malgré cette douleur du bras qui l’empeche d’effectuer certaine tâches comme la saisie sur un clavier voir meme éplucher une pomme. Redeception à nouveau à l’arret et elle ne se sent plus bonne à rien (travail, vie de couple, pas d’enfant possible, …..;) Elle me reproche de ne pas l’assister plus que celà contrairement à ce que son médecin lui dit elle claque la porte en me précisant je sais tu en prend plein le visage mais je n’est pas d’autres choix. Là elle doit consulter un psychologue mais ne veut plus entrer en contact avec moi.

    Alors au delà de la douleur physique et morale des personnes atteintes par cette maladie il y a également nous les compagnons ou compagnes qui sommes complétement démunis Nous ne savons que faire pour vous soulager et vous faire oublier ces moments Nous souffrons également pour vous mais payons également de notre personne Aujoud’hui je me sens seul et je pense encore plus seul que ma compagne et surtout je ne comprend plus rien car malgrés mes efforts ma compassion et tout ce qu’on veut je suis également une victime de cette maladie.

    Si vous avez vécu cette situation merci de me faire part de vos observations.

    Courage à vous toutes et tous.

    A bientot

    Stéf.

    • Bonjour Stéphane
      Je ne suis pas sûre que ça puisse résoudre la crise que traverse ton couple mais j’avais justement écrit un article à ce sujet. Je trouve que le couple ne sort pas indemne de cette épreuve. La personne atteinte du cancer doit renoncer à sa vie d’avant pour se réinventer une nouvelle vie d’après-cancer, elle en sort changer, forcément son couple doit s’adapter à ce cap et c’est loin d’être évident.
      Peut-être que mon billet pourra t’aider à trouver des pistes pour arriver à passer ce cap.
      Je te le souhaite vraiment.
      http://isabelledelyon.canalblog.com/archives/2011/04/27/20995511.html
      Excuse moi Catherine d’utiliser ton blog pour mettre ce lien mais je me sentais devoir réagir à ce commentaire et comme je n’ai pas accès au mail pour répondre directement…

    • Bonjour Stéphane

      L’après cancer est difficile pour le malade… Nous ne sommes pas toujours d’humeur égale et certaines préfèrent s’enfermer dans la solitude avec leur souffrance. Il vous faut être patient et surtout ne pas lâcher prise. Envoyez lui des sms, des mails pour lui dire votre amour, votre envie de la soutenir, essayez de lui parler … je suis certaine qu’elle comprendra et appréciera votre présence ! Elle a beaucoup de chance de vous avoir
      Je vous embrasse
      A très vite
      Catherine

      • Bonjour et merci pour votre soutien

        Il est vrai que ce ne doit pas être facile de vivre cette maladie ni de comprendre les autres qui vous regardent et vivent auprès de vous.

        S’éloigner n’est certainement pas le meilleur des remèdes même s’il est bien vrai que j’essai de la remuer pour qu’elle avance je l’avoue suis certainement trop exigeant.

        Je vais lui envoyer le lien de ce super site même si nos corresdpondances sont très limitées selon ses désirs.

        Encore une fois un grand merci

        A bientot

  37. Bonjour

    Dernières nouvelles nous avons discuté bien longuement entrecoupé de longue pleure.

    Elle m’avoue avoir 3 vides en ce moment :

    - moi qui ne lui apporte pas mon soutien
    - pas d’enfant
    - echec à la reprise du travail

    Elle ne voit plus en quoi notre couple peut tendre ni si je puis respecter mes engagements à etre là plus souvent et plus tot, à respecter son rythme de vie. Donc une belle claque à nouveau d’autand plus qu’elle voit tout en noir et encore plus notre relation
    Elle voit des psychiatres et m’a proposer d’aller en voir également Je lui est répondu positivement J’ai pas mal à faire pour pouvoir répondre à ses attentes elle demande beaucoup sans se rendre compte des efforts que je dois fournir.

    Elle reconnait que pendant tout le temps du traitement elle était cadrée par les medecins et qu’à l’issue c’est le grand vide l’abandon et la solitude.

    Bises à vous

    • Bonjour Bon et bien voilà nous sommes au terminus de notre histoire Pour elle la maladie a été le révélateur du mal être de notre couple Mon absence ou du moins le fait de m’être réfugié dans le travail elle ne l’accepte pas Pour elel nous ne sommes pas un couple et ne sommes pas ou plus sur la même longueur d’onde après tout ce temps passé ensemble il est bien temps !!!
      Elle souhaite me garder comme ami ce que je me refuse, comment pourrais je la voir elle qui me fait exister me donne l’oxygène dont j’ai besoin Je la trouve égoïste elle cherche la personne qui pourra lui apporter à elle seule tout son temps disponible la personne imaginaire que l’on croise dans les films à l’eau de rose. Voilà j’en ai fini de vous embéter sur ce superbe site je pars chialer dans mon coin en essayant de penser mes blessures.
      Portez vous bien
      Stéphane

  38. Bonjour Stéphane

    je suis désolée de lire la fin de votre histoire. Peut être le temps fera-t-il son oeuvre et elle comprendra à quel point vous souffrez, à quel point vous l’aimez…. Ne lui en voulez pas, elle est passée par tant de choses difficiles. Elle finira par comprendre que pour vous aussi le chemin a été rude….
    Je vous souhaite le meilleur
    Prenez soin de vous
    Catherine

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